APPELEZ-MOI LE MAÎTRE CHAT

25 décembre 2011 18h44 · Steve Boudrias

À propos l'article Voir Le minet qui m'aimait

Difficile de ne pas aimer les chats.

Pour moi, très tôt, ce fut mission : impossible.

Des chats, dans mon quartier, il y en avait partout.

C’est d’ailleurs pourquoi je vais appeler mon premier chat de ruelle « Patou ». Parce que partout, il pouvait aller, ce bon Patou.

Pour ce qui est du chat botté (et non, quelle horreur! Le chat potté, comme dans Harry Botteur, tant qu’à y être!), impossible de ne pas succomber aux charmes du film présenté en ce moment sur bien des écrans géants à Montréal.

Tout d’abord, la complicité de Banderras-Hayek fonctionne à plein régime.

Ces deux acteurs félins sont en rut et ça paraît sur l’écran! Leurs incarnations d’un chat rusé et d’une chatte acrobatique qui semble surpassé en aptitudes rapines son répondant mâle sont impressionnantes de justesse, tant dans le bruitage, le ronronnement que dans l’agilité langagière.

Un peu comme s’il y  avait plus que la voix que Antonio et Salma prêtait à ces deux filous poilus aux griffes acérées!

Parlant de griffes, le scénariste de ce petit aparté tiré des aventures de Shreck m’apparaît supérieur aux épisodes féériques desquels ce récit s’est échappé par la magie du catbox-office.

Ainsi, le mélange des fables et l’enroulement des légendes les unes autour des autres donnent au scénario (original par tant d’emprunts bien réfléchis) une puissance comique extrêmement apprécié par temps gris.

Et du temps gris, cet automne, on a eu et on n’en manquera pas cet hiver.

Alors n’hésitez pas une seconde si vous êtes l’heureux contemplateur de chats domestiques. Car si vous êtes habitué d’observer le comportement et les habitudes mystérieuses de votre félin préféré, ce chat tout droit sorti de l’imaginaire féérique de Charles Perrault vous ravira instantanément dès les premières images.

Bref, si vous aimez la danse, la musique et changer la litière de votre animal de compagnie préféré, vous vous laisserez porter par ce bestiaire fabuleux où les êtres humains sont des figurants, ce faisant éclipsé par des animaux et un crâne d’œuf tellement maniaque qu’on le dirait tout droit sorti de Silicone Valley+ ou Hollywood* directement.

 

+ Ce n’est certainement pas un hasard si la Californie héberge à la fois le nombre le plus élevé de nerds au pied carré juste à côté des platebandes d’un nid à studios de production de pellicules XXX

*Holly wood… dans le sens de Bois enchanté… la pognez-vous? There’s no business like showbusiness au pays imaginaire où les loups déguisés en mère-grand sont légions lorsque le chat n’est pas là et que les souris dansent.

Classé dans :  Cinéma, Livres
Mots-clés :  , , ,

+ Ajouter le vôtre Commentaires 2

Ajouter un commentaire

Requis
Requis (ne sera pas publié)
Optionnel

Branchez-vous

Pour vous connecter veuillez d'abord vous identifier. Vous pouvez aussi créer un compte.

Steve Boudrias

Avatar

Je suis le fruit du hasard et de la nécessité.

Catégories