Jean Charest et les infirmières et les infirmiers du Québec.

8 juillet 2010 7h14 · Steve Boudrias

Vous vous souvenez la manière dont le gouvernement péquiste de Lucien Bouchard avait choisie pour atteindre le déficit zéro en coupant dans la fonction publique ?

Oui, vous vous en souvenez. Allons, come on !

Jean Charest s'en est lui-même servie lors de la dernière campagne des "deux mains sur le volant", vous vous rappelez maintenant ?

Ben oui, en envoyant des milliers d'employés du système de santé en retraite anticipée, dont une bonne partie était des infirmières expérimentées et extrêmement précieuses pour le réseau, on comblait le deficit en creusant un trou immense dans NOTRE réseau public de soins de santé ! Un réseau encore plus important que notre réseau électrique et qui a besoin d'être secouru par la tempête de verglas qui est en train de geler les neurones du gouvernement Charest depuis trop longtemps déjà !

C'était même un très bon argument du chef du PLC a l'encontre de Pauline Marois.

Et voyez ce qui se passe actuellement.

Vous vous levez tranquillement, ce matin, vous vous étirez et puis vous ouvrez la radio en vous habillant a la Première Chaîne de Radio-Canada.

Vous êtes du genre a consommez votre café noir et corsé, alors vous prenez vos nouvelles du jour bien dense et bien concentré dans un petit 10-15 minutes de nouvelles radiophoniques que vous allez approfondir par la suite avec l'article de journal approprié en ligne.

Alors, quelle n'est pas votre stupéfaction lorsque vous apprenez que le gouvernement charrette avant les boeufs n'a toujours pas conclu d'entente avec le principal syndicat représentant les employés les plus précieux du système de santé québécois – tout juste après les médecins: la FIIQ.

Ce n'est pas tout, le même super gouvernement qui a échoué a remettre de l'ordre pour vrai dans ce ministère, et ce, même avec un super ministre comme Couillard il y a peu, laisse la partie la plus névralgique de ses négociations avec le secteur public traîner et même s'éterniser après la cause de tous les autres syndicats du même secteur gouvernemental !

C'est t'y pas assez épais comme mode de gestion de crise, rien qu'un peu ?!

Ainsi, non seulement le follow spot se maintien sur une mésentente inexplicable avec des employés qui méritent plus de respect et de considération en regard de leurs énormes responsabilités, mais en plus, on va jusqu'à laisser ces éléments essentiels du système vital du gouvernement du Québec attirer encore plus l'attention du public sur leurs conditions de travail de m….

Bravo.

Je ne sais pas qui est le "génie" a la tête du PR du gouvernement libéral, mais cet individu est vraiment le dernier des cons !

Bien entendu, il y aura toujours le con de service, anti-syndicaliste de bon ton, pour y VOIR une tactique immonde pour faire chanter le bon gouvernement qui essaie de faire économiser au bon peuple des deniers publics.

Le problème avec cet argument, qui sert habituellement a encourager la privatisation improvisée ou imprudente (ou affairiste) du système de santé, c'est que cela démontre hors de tout doute que le PM actuel a perdu "le grand nord" magnétique en niaisant autant avec la conclusion d'une entente avec les infirmiers et infirmières du secteur public.

Alors, soit Jean Charest tergiverse afin de faire foirer le système public en essayant de trouver un bouc émissaire superbement mal choisi, soit celui-ci est en train de commettre la plus grosse erreur de son présent mandat.

Bref, quand j'entends a la radio, le matin, qu'une infirmière expérimentée compte démissionner du système public et se tourner vers le secteur privé parce qu'elle ne peut accepter (avec raison) une entente a rabais qui mettrait sa santé physique ou mentale en danger, c'est que le gouvernement de la Belle Province est sur le point de faire une Belle Connerie.

J'espère que quelqu'un, quelque part au PQ, est en train d'en prendre bonne note en ce moment parce que cette situation n'a carrément pas de bon sens ! Car s'il y a une profession qui compte plus de femmes courageuses et méritant leurs salaires tous les jours, ce sont bien les infirmières du Québec!

En tant que femme, Pauline Marois ne devrait pas laisser passer cela. Pas que les infirmiers comptent pour rien mais ce métier traditionnellement occupé par des femmes méritent un rafraîchissement salarial et des conditions de travail dignes de leurs fonctions vitales dans la société québécoise.

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Steve Boudrias

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