Le narcissique, l’intello et le p’tit gros

28 décembre 2009 16h59 · Steve Boudrias

À propos l'article Voir Alvin and the Chipmunks: The Squeakquel

Eh voilà le retour que nous attendions tous ! Le voici, enfin, le retour de ses sympathiques petits castrats de la forêt Verte ! Voyez donc nos petits amis rongeurs qui chantent comme si on leur avait coupé les noix revenir en force dans le Squeakqel le plus attendu de l’année. Alvin, Simon et Théodore sont là, en voix et en poil, soyez prêts à vous éclater comme du bon pop corn ! Pour paraphraser la Banque Scotia, vous êtes encore plus cons que vous ne le pensiez.

 

Peu importe, le bon peuple veut savoir immédiatement si la suite est meilleure que la précédente version mettant en scène ce bon oncle Dave et ce funeste Ian Hawk. Si les petits mangeurs de crottes de fromages sont toujours aussi sautés sur le crinque et s’ils ont toujours autant les poumons gonflés à l’hélium.

 

Eh bien, oui, foule en délire, applaudissez ce nouveau miracle de l’animation intégré dans un décor réel ! Mais pour bien comprendre ce nouveau prodige hollywoodien, penchons-nous un peu sur les origines de ce nouveau succès qui fait déjà surchauffer les caisses enregistreuses. Alors, qui de mieux que Betty Thomas, à six pieds et un pouce, pour donner un nouveau point de vue sur ces les minuscules et intempestifs Chipmunks et introduire à nouveau la version fémine de ces derniers sous la forme des Chipettes ? Qui de mieux que la réalisatrice de Private Parts, une mini-bio complaisante et humoristique sur le shock jock Howard Stern pour illustrer le narcissisme du pauvre Alvin, ivre de gloire et de football collégial américain ? Qui de mieux que la productrice derrière le chef-d’œuvre d’hormones adolescentes mal contenues Can’t hardly wait pour imager les premiers émois de trois écureuils en rut, de retour sur les bancs d’écoles après une vie monastique de rock star zoologique ?Autrement dit, quoi de mieux qu’une bonne grand-mère de 61 ans pour mettre en images un petit récit moralisateur sur le succès, la famille et le coup de foudre animalier en milieu de captivité à l’attention de millions d’adultes accompagnant leur progéniture au cinéma ? Relisez cette phrase une deuxième fois, vous allez voir à quel point elle est subtile… 

 

Enfin. Betty Thomas. N’oubliez pas ce nom. Il s’agit du nom d’une femme héroïque. Une femme ayant réussi à accomplir un exploit admirable : réaliser un long métrage ordinaire incorporant des animaux fictifs sans accoucher, au bout de son dur labeur, d’une grosse boursouflure horrible dans le genre de Force-G. Ceux qui ont eu le malheur de voir ce cauchemar audio-visuel tournant autour de la mégalomanie surprise d’une taupe assistée par des électroménagers haut de gamme comprendront mon soulagement. Les autres iront VOIR les Schtroumpfs Extra-Terrestres d’Avatar ou le rétro-punch-line machiniste steam-punk d’un Sherlock Holmes revu et corrigé par l’esthétique du magazine Gentlemen's Quarterly.

 

Petit exercice pour savoir avant si vous êtes prêts pour les Chipmunks : un  trailer de une minute vingt-huit afin de savoir si vous pouvez déguster une heure vingt-huit de film…

 

Finalement, pour ceux qui aiment vivre dangereusement en cliant sur des hyperliens sur des blogues : Sherlock Holmes, ancienne version, croisé avec les Chipmunks.

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Steve Boudrias

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