11 décembre 2009 9h44 · Steve Boudrias
À propos l'article Voir Twilight Saga (The): New Moon
Il est facile et de bon ton de bouder cette saga.
Il est de bon ton de railler le culte et l'attrait que génère cette série de films (et de livres) auprès de sa clientèle-cible : les adolescentes en manque de récits romantico-gothiques mettant en vedette un "bad guy".
Malheureusement, je ne crois pas être en mesure de faire exception à ce scepticisme ambiant.
Incapable de lire les livres, je n'ai pu échapper aux films. Et pourtant, je ne suis pas le conjoint d'une adolescente… et c'est bien là le réel pouvoir d'attraction, de "fascination" et de "tentation" que représente ce film.
Voir le film comme un objet de curiosité étrange qui fascine un nombre impressionnant de personnes tout en n'étant pas soi-même convaincu par quoique ce soit émanant du film directement.
Scénario vampirisant les classiques du genre : la belle et la bête pour le premier volet, Roméo et Juliette pour le secont. Réalisation s'inspirant des effets spéciaux à la mode. Production resuçant tous les précédents clichés du high school drama. La saga est un mélange de tout ça, un incroyable amalgame d'invraissemblances qui finissent par toucher le coeur d'un public en manque… d'atmosphère différente.
Car si la saga s'égare beaucoup par manque d'originalité, ce qui distinque cette série de films est avant tout un pari bizarre à une époque ou un film comme 2012 paraît sur les écrans. À l'opposé des films prenant leur appui ou leur élan sur les scènes d'action rocambolesque et grandiloquente, Twilight invite à se baigner dans une sorte de soap cinema. Alors que bien des films mise sur le physique d'enfer de ses protagonistes, Bella et Édouard sont étrangement… quelconque, ordinaire.
Bref, mon huble avis est que bien des gens ont besoin d'une fable un peu macabre, sur fond de relation de couple réprouvé par l'entourage immédiat, afin de connecter avec un autre genre de films à succès. Car c'est bien là le "secret" de Twilght : réussir à élipser des productions archi-conventionnelles et tape-à-l'oeil avec un petit film sans prétentions visuelles sur un sujet aussi éternel que les vampires.