Stardream

15 novembre 2012 20h52 · Michel Desmeules

Je roule à tombeau ouvert dans une bagnole avec Patrick Huard au volant. En descendant une pente assez raide, Patrick dérape volontairement pour me montrer comment il peut conduire à haute vitesse en marche arrière, et nous entrons ensuite dans un garage pour pour faire installer les pneus d’hiver sur le bolide…

Drôle de rêve, n’est-ce pas? Mais il y a plusieurs explications logiques. Tout d’abord, j’ai failli avoir un accrochage en quittant le travail hier, ensuite j’ai capté un bout de Taxi 22 où Rogatien discute avec Ron Fournier et comme tout le monde autour de moi ne parle que du dernier James Bond, cette folle poursuite onirique semble tout à fait justifiée. Il y a eu Patrick Huard à TLMEP, mais c’est au magazine télé de Voir que le bonhomme m’est apparu plus intéressant, spécialement quand il a parlé de son passage à l’Actor’s Studio et où il a enchainé sur Pacino, De Niro et Stanislavsky.

Personnellement j’aime mieux Huard en acteur qu’en humoriste, même si Denise Filliatreault pense que les humoristes sont de vrais comédiens, car ils jouent toujours la comédie. Sur scène le jeu n’est pas toujours ludique; le drame et la tragédie ont vite fait de séparer les humoristes des vrais acteurs. Mais tout ça est un faux débat, tout ce que je veux dire c’est que Patrick Huard est pris dans le moule du « bad guy », alors qu’on aurait intérêt à connaître sa démarche humaine de réalisateur et tous les efforts d’apprentissage qui donnent de la valeur à un individu. Je ne suis peut-être pas encore réveillé…

Parlant de Skyfall, j’ai lu un texte de Mathieu Bock-Côté qui parlait du dernier James Bond et de la démasculinisation des hommes. (il semblerait que Craig tende à donner dans les émotions et les états d’âme dans le blockbuster) Son texte était vraiment très intéressant d’un point de vue sociologique, et il est vrai que nous vivons un retour du balancier qui fait penser aux hommes, que la virilité passe nécessairement par la vulgarité et la grossièreté. Pauvres tarzans des tavernes qui manquent singulièrement de point de repères et qui, à défaut d’être complètement largués dans le jeu de la séduction, essaient de trouver une certaine contenance dans les gros mots et les blagues sexistes. Nationalisons les psychothérapies et rendons obligatoire la lecture d’un livre par semaine à chaque ado jusqu’à ses 18 ans, de préférence des histoires d’horreur sur l’exploitation des minorités, ou sur le bonheur de se sentir libre quand on vit dans le respect de ses semblables. Ça ne pourra pas faire de tort!

Je n’ai jamais rêvé d’être une star; ce sont les étoiles qui me réveillent en sursaut…

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