26 juillet 2012 21h16 · Michel Desmeules
Encore un titre qui ne veut rien dire. Mais il pose une question beaucoup plus grande. Alors que nous étions dans l’incapacité de voler, il y a à peine plus d’un siécle, et que nous pouvons aller partout dans le monde dans la même semaine maintenant, serons-nous encore là dans mille ans? Aurons-nous le courage de prendre la situation en main, afin qu’un revirement de situation au niveau environnemental, nous garantisse un certain avenir?
Poser la question c’est y répondre, mais pas n’importe comment. Premièrement il y a les pessimistes, ceux qui n’ont pas le courage de penser que les choses peuvent s’arranger et qui préfèrent croire que les hommes sont des perdants soumis à un destin tragique. Deuxièmement, il y a les optimistes à pensée magique, ceux qui croient que tout va s’arranger tout seul et que la situation est beaucoup moins grave que le prétendent les scientifiques. Malheureusement, ces deux façons de penser n’amènent qu’un comportement; l’inaction. C’est là où nous serons tous piégés, par nos bonnes ou nos mauvaises façons de croire…
Notre mode de vie est responsable de bien des excès qui se répercutent en d’innombrables aberrations environnementales. Nous nous endettons joyeusement pour consommer le dernier modèle de télé HD, le dernier téléphone mobile, fusion du cellulaire et de l’ordinateur, et comme tout le monde veut avoir ces produits, il est tout à fait normal de vivre au-dessus de ses moyens pour pouvoir se les procurer; c’est dans l’ordre des choses. Mais quand tous ces gadgets ne vous servent qu’à « thumber up » sur des plaisanteries de mauvais goût sur les réseaux sociaux, on peut parler d’un réel gaspillage de matière première et de matière grise. Nous vivons à une époque où les communications en temps réel dépasse de loin le temps qui nous est alloué, et à vouloir être informé sur tout, partout et tout le temps, nous perdons notre temps… Et nous disposons de ces déchets électroniques beaucoup trop rapidement, sollicités par une monde d’ultra-consommation, sans trop nous préoccuper des considérations environnementales. Une mauvaise roue qui tourne bien mal!
Malheureusement, pour pouvoir nous procurer tous ces gadgets, il nous faut transiger avec des commerçants, ces hommes qui ont tout à gagner de notre pauvreté intellectuelle, car c’est par là que le cheval de Troie pénètrera. Les commerçants qui se croient des hommes d’affaires parce qu’ils revendent un produit à 300% de sa vraie valeur, qui se croient des dieux philanthropes parce qu’ils font vivoter une dizaine d’employés au salaire minimum, qui se croient importants parce qu’on voit leurs grosses têtes de parvenus dans les journaux. La seule et unique chose que je ne veux pas dans ma vie, c’est travailler pour faire vivre des commerçants qui s’enrichissent personnellement, et dont la réussite personnelle ne sert aucunement la réussite collective.
Les hommes du futur n’auront d’autre choix que de se réapproprier le temps à travers les enseignements des grands maîtres, un peu comme le « slow food » met l’accent sur le plaisir de cuisiner et de bien manger. Les conflits mondiaux ne pourront être circonscrits, à moins que les diplomates planétaires ne s’investissent dans un processus d’assagissement personnel, car tout conflit naît dans l’impression d’être le seul à être du bon côté. Les problèmes environnementaux ne pourront être résolus, qu’à partir du moment où notre responsabilité dans le détérioration de la planète ne soit plus jamais contestée. Il faut recycler, cesser de construire, trouver des moyens de renverser les dégâts de l’exploitation des sables bitumineux, et arrêter de dire que le pétrole ne disparaîtra jamais parce qu’à chaque jour on trouve de nouvelles nappes. Ce ne sont là que quelques malheureux exemples.
En ce 26 juillet 2012, nous sommes le problème, we have many fingers on the trigger, et je ne suis ni optimiste, ni pessimiste. Mais quand je m’amuse à laisser dériver mon esprit vers le futur, et que j’entends parler de pays qui sont en train de faire faillite, non seulement je me dis que nos modèles financiers ne fonctionnent plus, mais que nos boules de cristal sont relativement troubles…