30 juillet 2011 15h19 · Michel Desmeules
Je suis très souvent cynique face aux évènements culturels dont les sacro-saintes retombées économiques, semblent ne profiter qu'aux commerçants et aux vendeurs de bling-bling. S'il fallait que la culture ne serve qu'à ça?
C'est pourtant l'impression qui se dégage de la main quand on y fourre son nez en après-midi; une horde de vers de terre, qui après une pluie diluvienne, sortent de la pelouse pour ne pas se noyer et pour créer le plus grand happening de lombrics. Et je vous jure que certains étaient dans la pelouse depuis très longtemps…
Pendant le sound test de Sid Bemol, une mec gueulant assez fort pour en avoir l'écume à la bouche, donnait l'impression de vouloir accéder au Guinness de l'exclusion du site le plus tôt en journée. Heureusement pour lui, les préposés à la sécurité dormaient encore, ayant sûrement profité de leur statut de VIP pour bambocher aux frais de la princesse. Le test de son de Mazagan était beaucoup plus tranquille; la scène Loto-Québec semble moins attirante que la Gagnon et Frères, peut-être que la proximité de la cathédrale y est pour quelque chose?
Il y avait évidemment beaucoup de touristes. Les vrais. Ceux que vous pouvez sentir à des kilomètres à la ronde, et qui se croient perdus dans l'anonymat d'une foule, où la moitié de la population connait l'autre moitié. Comment fait-on pour les reconnaître? Ce sont les seuls groupes où les adolescents suivent les parents, pas toujours avec le sourire, et ils se déplacent habituellement en groupe de quatre. Il y a aussi la façon de s'habiller; celle des européens est tellement caractéristique qu'il est à peu près impossible de se tromper. Les femmes de la grande ville se maquillent beaucoup moins, celles d'ici sont poudrés à 10h00 du matin comme si elles sortaient en boîte. Souvent habillées evec extravagance, compte tenu du genre de sortie…
Les vendeurs de bling-bling occupent le haut de pavé. Les kioskes sont nombreux, les couleurs vives au reflet d'une certaine culture latino, et la qualité douteuse.
Mias ce qui distingue le FIRM, outre mes observations ironiques qui peuvent facilement déplaire si on me prend au premier degré, c'est sa programmation. Elle est diversifiée, s'adresse à tout le monde et même si la machine est bien rodée, elle continue d'évoluer au grand plaisir des participants.
Espérons que tout ça ne se perde pas dans le dédale d'un consumérisme culturel, uniquement orienté vers de potentielles retombées économiques et continue de bien vieillir et de favoriser l'accès aux familles à cette grande fête de la musique.