9 décembre 2006 13h01 · Serge Lefrançois
Quand la vie se retrouve au même rang qu'un amas d'objets de convoitise, elle perd son sens. Elle devient elle-même un objet parmi tant d'autres. Une préoccupation de gain capitaliste qui déroute tout le sens humanitaire de nos raisons d'être.
Pas surprenant que de petites religions, à la hauteur de nos aspirations, prennent de plus en plus de place dans la société. Avec des gourous enclins à la richesse, l'union sadomasochiste se veut explosive. Une exploitation des âmes en peine, avec des espoirs de vie meilleure, qui reposent sur de nouvelles croyances adaptées au goût du jour et sans grands fondements.
Le entreprises pharmaceutiques ont bien compris la réponse à nos besoins et capitalisent elles aussi, sur le bonheur en capsules. Un effet immédiat, qui dédramatise l'ampleur du problème et raméne l'état d'âme à un fonctionnement physiologique sans importance majeure. Pourquoi aller plus loin, quand on peut tout régler par l'achat d'un remède miraculeux, qui détend la pensée et lui procure un effet de bien-être illusoire, suffisant pour ne pas aller plus loin dans la remise en question de nos valeurs et de nos actions?
Une bien triste réalité, loin des grands rêves et où l'apparence suffit à satisfaire le désir, qui finit par mourir sous l'amoncèlement des petites réalisations de soi, insuffisantes à maintenir le cap sur une vie meilleure.