Une nouvelle « Tangente » dans la tourmente

16 octobre 2012 21h35 · Robert St-Amour

Je suis devenu un amateur assidu de danse contemporaine depuis quelques années. Mon cheminement est assez simple. D’abord, quelques billets grâce à Voir, ensuite les propositions des Maisons de la Culture de la ville de Montréal et enfin l’achat de billets pour salles reconnues. Au début, pas question de débourser beaucoup, prudence oblige. Donc pas de Danse Danse et ni même l’Agora de la danse, c’était dispendieux. Tangente était mon « lieu de prédilection » pour mon apprentissage et pour pas trop cher. Dans cette petite salle de la rue Cherrier, j’ai découvert mais surtout, j’ai eu la piqure. Par la suite, de plus en plus j’ai été dans les grandes salles et de moins en moins à Tangente, parce qu’une sortie par semaine, ça laisse moins de latitude. Donc, une fois les billets réservés pour Danse Danse, pour l’Agora de la Danse, pour l’Usine C et pour le Théâtre LaChapelle, il reste peu de place.

Lorsque j’ai lu l’excellent article de Catherine Lalonde dans l’édition du Devoir du week-end dernier (13 et 14 octobre 2012), je me suis senti tout aussi coupable que désolé. Dans un article qui prend toute une page, elle présente la pire crise de l’existence de ce diffuseur de danse et la tourmente de l’itinérance qu’il vit en attendant son hébergement définitif dans le projet Wilder. Les obstacles sont nombreux, problème pour trouver le 1,5 million et les délais pour la construction de la nouvelle salle. Entretemps, les spectateurs, dont moi-même, désertent. Chacun à ses raisons: les lieux de diffusion qui changent, itinérance oblige, ou des propositions ailleurs « plus sûres » qui détournent le spectateur.

Il en reste que c’est là que j’y ai découvert des chorégraphes que j’ai suivi dont Mélanie Demers, Marie Béland et Frédérick Gravel. Malheureusement, les semaines « creuses » dans mon agenda ne trouve pas un exutoire dans la programmation de Tangente. Par exemple, pour le week-end du 19 et 20 octobre, rien dans les grandes salles et non plus, rien à Tangente, j’irai donc au cinéma.

En conclusion d’article, j’ai pu apprendre que Stéphane Labbé et son équipe pense à l’avenir en voulant intégrer un laboratoire de pure recherche en danse. C’est une très bonne idée. Pour cela et pour le futur de la danse, il faut que les organismes « subventionnaires » considèrent à accorder un statut particulier à Tangente pour qu’il continue à former la relève qui ira nous « éblouir » dans les grandes salles. Entretemps, je ferai ma part en y allant le plus souvent possible, peu importe où.

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    Normand Parisien 17 octobre 2012 · 10h59

    Malheureusement, je n’ai pas lu cet article dans Le Devoir. Sur leur site internet, cet article était réservé à des lecteurs payants : je déteste cette pratique. Tout comme vous, je fréquentais la salle de Tangente assez régulièrement. La représentation du dimanche après-midi était ma favorite, car cela me permettait d’aller faire du lèche-vitrine au centre-ville, et de me rendre ensuite à pied sur la rue Cherrier (Agora de la danse). Depuis que Tangente a quitté la rue Cherrier, je n’ai assisté qu’à un seul de leurs spectacles. Je fréquente peu ou pas les autres salles que Tangente utilise. Si tout le monde fait comme moi, je ne suis pas surpris que les administrateurs de Tangente fassent face à un sérieux problème. Cette côte sera probablement dure à remonter.

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    Alain Fortaich 20 octobre 2012 · 14h28

    Je vous recommande Faust à l’Excentrix, Robert, si vous ne l’avez pas vu. Esthétique à souhait, à la manière du Labyrinthe de Pan, du Seigneur des anneaux. Relent de conte. Sinon, le paradis du tnm en après-midi pour voir les oeuvres de nos renommés metteurs en scène, et pour un prix modique!

    Quant à Tangente, Normand, il présente toujours la représentation de l’après-midi la fin de semaine. Eesti, Jouthe, Tavernini, Ledoyen, Canasian, bref, de multiples spectacles qui peuvent vous interpeller. En tout cas, ils attisent ma curiosité…

    La brève durée des spectacles de danse, 3 soirs habituellement, ne favorise pas non plus la découverte! Dès que l’on entend parler d’un spectacle, souvent, il n’est plus représenté! De plus, est-ce parce que mon intérêt pour cet art s’est accrû ou parce que l’offre est plus forte, il me semble difficile de jauger/juger quel chorégraphe est à même de m’interpeller.

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    Robert St-Amour 21 octobre 2012 · 00h22

    Contrairement aux spectacles de danse, il est possible de faire suite aux recommandations cinématographiques. Merci Alain et je ferai mon possible pour aller voir Faust à l’Ex-Centris.

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Robert St-Amour

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