6 octobre 2012 23h33 · Robert St-Amour
L’intention y était, je voulais apprécié « Inch’Allah » mais du visionnement je suis sorti avec des sentiments mitigés.
Le sujet m’intéresse et chaque fois que cela m’est possible de découvrir sur grand écran un aspect de ce conflit, je n’hésite pas. Par exemple, la découverte des oeuvres de Eran Rildis, « La fiancée syrienne » et « Les citronniers » ont été pour moi des moments forts et surtout très éloquents de la réalité des Palestiniens. Plus récemment, « Une bouteille à la mer » de Thierry Benisti relatait une tentative de rapprochement entre deux jeunes des « peuples ennemis » avec toutes les allures shakepeariennes (Roméo et Juliette) après l’explosion d’un kamikaze palestinien dans un café israélien.
Ce long détour pour indiquer que de cette histoire, rien de bien nouveau. La situation difficile des Palestiniens est connue par ceux que cela intéresse. Malheureusement pour moi (et j’insiste pour moi), rien sur le contenu ou l’approche ne me sont apparus nouveaux. Une jeune médecin présente depuis un certain temps puisqu’elle parle les langues de ces gens, devient tout à coup (je le déduis) sensible au sort de l’opprimé. Avec une caméra à l’épaule qui m’a rendu inconfortable et des situations « classiques » tellement évidentes, j’ai suivi sans surprise le dénouement. Il en reste qu’un des éléments de ce film m’a rejoint. Comment détester celui que l’on connait ?
Enfin, rien à redire de l’interprétation d’Évelyne Brochu (crédible) et de tous les autres interprètes de ce film.
En conclusion, une oeuvre n’apporte pas beaucoup à ceux et celles qui s’intéressent à ce qui se passe dans ce coin du monde mais qui mérite l’attention des autres.