« La jeune fille et la morve »; dans mes bras, Amélie

4 octobre 2012 12h24 · Robert St-Amour

Normand Parisien a écrit sur ce site  que « La jeune fille et la morve » est un « OVNI » inclassable. Je suis partiellement d’accord avec lui. L’oeuvre de Mathieu Jedrazak est bel et bien un OVNI mais, non pas inclassable mais plutôt d’une classe à part. Durant cette oeuvre qui mêle fiction et réalité, nous découvrons Amélie Poirier, l’interprète et le personnage qui se dévoile devant nous, au sens propre comme au figuré. Les symboles sont forts et l’utilisation d’une marionnette, que j’ai perçu comme son alter ego, rehausse sa présentation.

M’attendant à un spectacle de danse (et non pas de non-danse sur la danse), le début m’a quelque peu désarçonné mais au fur et à mesure qu’elle nous présente sa « vie », je me suis attaché à cette femme « pockée ». Ce mélange de réalité et de fiction impossible à démêler s’est poursuivi jusqu’à la toute fin, lors des applaudissements, durant lesquels son visage conservait les traces du personnages psychologiquement malade. Mon premier souhait aurait été de me précipiter pour la réconforter. Pour cela, mission accomplie.

Évidemment, ce spectacle ne plaira pas à tous et il ne remonte pas le moral mais voilà une oeuvre différente et qui peut interpeller. Pour ma part, j’ai bien aimé.

Pour ceux et celles qui ne pourront pas s’y rendre et qui veulent en avoir un aperçu, aller lire le texte d’Iris Gagnon-Paradis sur le site de DfDanse. Elle nous en propose une très bonne description critique.

Classé dans :  Scène

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Robert St-Amour

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