« Bancs d’essai internationaux », soirée riche et intéressante

11 mai 2012 23h43 · Robert St-Amour

À propos l'article Voir Graines de talent

Avant de débuter mon commentaire sur cette soirée, je voudrais rassurer mes quelques amis qui vivent loin du centre-ville de Montréal. Je suis revenu vivant et bien-portant de mon escapade au Monument-National ( St-Laurent et René-Lévesque). J’ai bien vu, pas trop loin, une vague rouge accompagnée de leurs fidèles accompagnateurs mais tout était assez calme et elle ne m’a pas éclaboussé. J’ai bien été un peu effrayé par ces jeunes d’allure normale (comme ceux des photos dans les quotidiens) que j’ai rencontrés dans le métro ou de ce groupe arborant le carré rouge que j’ai croisé mais j’ai encore tous mes morceaux. Chers amis, vous aurez encore droit à ma « chère » présence.

Ainsi donc, je me suis remis à la chose chorégraphique, après une pause de quelques semaines ( effet secondaire d’une grève étudiante éprouvante ) pour aller à la découverte des « Bancs d’essai internationaux » de Tangente, soit cinq oeuvres ou extraits d’oeuvres d’une vingtaine de minutes de chorégraphes d’autant de pays, devoir plaisant que je m’impose depuis quelques années. S’il est vrai qu’il est difficile de tout aimer, il  a été quand même assez facile d’apprécier chacune des oeuvres sélectionnées.

Je ferai fi de l’ordre de présentation pour vous les présenter dans mon ordre d’appréciation. D’abord, mon coup de coeur, « Le syndrome de l’exilé » de Babacar Cissé. Le titre indique bien ce que nous voyons sur scène et les trois courts extraits (21 minutes) nous font souhaiter un retour du chorégraphe danseur à Montréal pour l’oeuvre complète. Il a réussi à transmettre brillamment ce qu’est l’exil avec une performance avec différentes aspects dont une particulièrement athlétique et qui utilise l’eau comme l’a si bien fait Dave St-Pierre dans l’une de ses oeuvres.

Suivent dans l’ordre « The fifteen project » d’Arno Schuitemaker, surprenant et performant duo masculin, « Corps.Relations » de Maria Kefirova, qui utilise l’autre de façon intéressante, « Unattaching » de Tanja Raman, avec un duo esthétiquement intéressant et enfin le sobre   »Bianconido » de l’Italien Daniele Ninarello.

Des Bancs d’essai internationaux plus masculins que de coutume mais qui nous ont montré des extraits prometteurs pour les prochaines années.

+ Ajouter le vôtre Commentaires 3

  • Normand Parisien 12 mai 2012 · 22h02

    Vous n’êtes pas le seul à avoir des craintes à vous rendre au centre-ville de Montréal. Les seuls spectacles que j’ai vus récemment étaient présentés dans le nord de la ville ou sur le Plateau Mont-Royal. J’hésite pour des raisons de sécurité à descendre plus au sud, surtout pas sur la rue Ste-Catherine. C’est dommage parce que je manque plusieurs spectacles, la fin de la saison approchant. Même le métro m’inquiète.

  • Alain Fortaich 16 mai 2012 · 23h18

    Je dois admettre, Robert et Normand que, plus que ces étudiants qui manifestent, ce sont ces policiers lourdement vêtus qui m’intimident, d’autant que, selon le témoignage de certains comédiens, Patricia Tulasne ou Alexis Martin, ils foncent dans le tas et raflent tout…

    J’espère que vous ne vous empêcherez pas de fréquenter le Festival TransAmérique pour autant! D’ailleurs, je suggère au FTA de présenter gratuitement Irakese. Ce serait une réflexion à propos sur le conflit qui persiste entre le gouvernement et les étudiants..

    http://www.fta.qc.ca/fr/spectacles/2012/irakese-geesten

  • Robert St-Amour 17 mai 2012 · 14h18

    Je vous rassure, j’ai en main mes billets pour le FTA. Évidemment, si la reprise des cours à mon collège me permet de me rendre pour certaines représentations en soirée.

    Je vous rassure aussi, mon entrée en la matière était teintée d’ironie donc je n’ai aucune crainte à me promener au centre-ville même si je le fais avec prudence.

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