« Bestiaire », pour voir plus intensément et surtout différemment

13 avril 2012 22h23 · Robert St-Amour

À propos l'article Voir Un animal, des animaux

Difficile de définir « Bestiaire », la dernière oeuvre de Denis Côté, voilà une opinion que je partage avec Manon Dumais. Il en reste que pour vouloir aller voir cette oeuvre, il faut être un amateur de Denis Côté, ce que je suis devenu, ou un amateur spécialiste du septième art, ce que je ne suis pas. Lors de la projection, nous étions quatre dans la salle, soit trois de plus que le préposé à la billetterie avait prévu, donc pas beaucoup de cinéphiles dans l’une ou l’autre des deux catégories en ce lundi soir.

Une fois la projection commencée, je dois avouer qu’il m’a fallu une quinzaine de minutes pour m’habituer à ce qui m’était présenté. Parce que des plans qui présentent des animaux ou des personnes sans dialogues, ni narration ou présentation, cela peut être assez « drable ». Mais, une fois assis, l’heure qui a suivi m’a « forcé » à voir ce que je vois pas habituellement, à écouter plus attentivement, moi qui passe vite à autre chose. Denis Côté avec « Bestiaire » m’a forcé à porter attention aux détails ou aux choses « sans intérêt » dans des conditions habituelles. Et à cette exercice, j’y ai trouvé un certain plaisir. Quand rien ne se passe sur ce que l’on voit, les bruits prennent toute leur importance. Un animal que je regarde plus longtemps que les quelques secondes habituelles, n’est plus le même et devient plus signifiant.

Selon moi, cette oeuvre n’est vraiment pas pour le grand public, une oeuvre qui n’est pas un chef-d’oeuvre mais néanmoins une oeuvre qui est une expérience cinématographique différente et intéressante.

 

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