« Manuscrit zéro » de Yôko Ogawa, il faut lire.

24 janvier 2012 23h38 · Robert St-Amour

À propos l'article Voir Degré zéro de l'écriture

Lorsque je veux partager mon intérêt pour les oeuvres de l’écrivaine Yôko Ogawa avec mon entourage, ce que j’entends, c’est « Yoko qui ? ». Je me sens tellement seul, compte-tenu de mon « admiration » pour cette auteure japonaise, que lorsque Pierre Foglia a mentionné son nom dans sa chronique du 29 novembre 2011, j’ai fêté cela avec un espresso corsé pour m’assurer que je ne rêvais pas. Avant de poursuivre, je me permets de vous inviter à répondre à ce billet si vous aussi vous lisez et appréciez cette auteure, question de me sentir moins seul.

Après avoir lu et relu « Manuscrit zéro », décrit par Éric Paquin de la façon suivante: « l’ouvrage se maintient dans les marges de l’ambiguïté. L’auteure a-t-elle réellement vécu les faits relatés ici ou ne sont-ils que le produit de son imagination? », je m’en voudrais de ne pas tenter de vous convaincre de le lire.

Réels ou fictifs, les faits présentés sont fascinants, sinon déroutants et certains sont totalement jouissifs. Le passage où elle tente de décrire à un journaliste sa maison d’enfance (pages 24 à 30) est un pur délice et lorsqu’elle écrit à propos de son cours sur les « grandes lignes » d’oeuvres littéraires, difficile de ne pas être envieux. Chaque chapitre nous réserve des univers particuliers qui captent notre attention et dans lesquels, elle semble se livrer à nous sans pudeur. Même si cela est de la fiction, on veut y croire et en lire plus.

Donc, il faut lire.

 

Classé dans :  Livres

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Robert St-Amour

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