20 janvier 2012 22h36 · Robert St-Amour
À propos l'article Voir Divin désir
Avoir accès à l’intimité du danseur, voilà la principale impression que l’on ressent tout au long de « Personæ » de José Navas. À notre entrée dans la Cinquième salle de la PdA, il nous attend tout au fond de la scène dans son espace à lui. Les lumières se tamisent avant de s’éteindre pour nous présenter une galerie de personnages tout aussi colorés de rouge féminin que de bleu masculin. Il se dévoile à nous, à son rythme et à sa façon dans six tableaux entre lesquels, il s’éponge le corps, il boit une gorgée d’eau et il change de vêtements, sinon de personnalités. Les transitions « un peu longuets », comme l’écrit Iris Gagnon Paradis, m’ont semblé une façon de nous indiquer que ses confidences se méritent.
Six tableaux qui présentent entre autres la Belle, cette jeune femme qu’il l’a impressionné un 31 décembre de son jeune âge et aussi la Bête qui l’habite mais aussi d’autres « personnages » qui semblent le définir. Dans cette petite salle intime, difficile de ne pas apprécier le grand talent d’interprète de José Navas, plus particulièrement, pour moi, les mouvements de bras tellement bien maîtrisés et mis en valeur par les éclairages de Marc Parent. Il est impossible de ne pas parler du dernier tableau sur la musique du Boléro de Ravel durant lequel il se déplacera sur la scène comme sur une partition de musique, moment magique.
Moments trop courts mais intenses et tellement beaux.