"Un Prophète" captivant pour un spectateur captif et captivé

1 mars 2010 0h05 · Robert St-Amour

À propos l'article Voir Prophète (Un)

Enfin à l'affiche à Montréal, mais dans deux salles du même cinéma, "Le Prophète" tient ses promesses et permet de nous réconcilier avec la Critique qui attribue souvent de nombreuses et contestées étoiles pour des oeuvres telles que "Caché" et "La graine et le mulet".

La dernière oeuvre de Jacques Audiard devrait faire l'unanimité. Toute aussi accessible qu'interpellante, dès les premières images ou plutôt dès les premières "sons", le spectateur est happé par une histoire qui raconte le destin d'un jeune arabe en France dont on connaît rien du passé sauf qu'il a fait ce qu'il fallait avec une arme blanche pour mériter 6 ans en dedans. Ne sachant pas lire, il fera ce qu'il faut pour faire sa place au soleil dans un monde dans lequel rien ne se fait pour rien.

À cette histoire de deux heures trente, sans longueurs, on y croit jusqu'au boût. Cette oeuvre est portée par les magnifiques et très crédibles performances de Tahar Rahim et Niels Arestrup. La rencontre entre la jeune brebis et le vieux loup réserve des moments de haute intensité, de grande violence et d'amitié sincère, tout cela avec une touche de fantastique.

Un conseil aux amateurs du septième art, ne craignez pas l'unanimité des critiques et allez découvrir le destin de Malik, César, Ryad et tous les autres dans "Un prophète", récompensé par neuf César.

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Robert St-Amour

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