24 juillet 2008 15h53 · Robert St-Amour
À propos l'article Voir Deux jours à tuer
Un de mes plus grands plaisirs lorsque je vais au cinéma est d'apprécier une belle histoire et surtout de croire aux personnages. Avec "Deux jours à tuer", j'ai été satisfait. Pas question ici de parler d'un chef d'oeuvre mais plutôt d'un très bon moment de cinéma grâce aux performances des deux têtes d'affiche, Albert Dupontel et Marie-Josée Croze qui portent sur les épaules cette histoire.
Sans préambule, nous plongeons dans le dérapage d'Antoine, publicitaire prospère, mari et père sans histoires. Pour nous y faire croire et nous amener dans un état d'inconfort tout au long de la première moitié du film, Albert Dupontel se doit d'être à la hauteur et il l'est. Impossible de rester impassible aux face à face avec son client, sa femme et ses amis lors d'un souper tout à fait "mémorable". La performance de Marie-Josée Croze tout en subtilité et en finesse confirme son grand talent et sa présence grandissante sur le grand écran.
Même si on soupçonne assez rapidement les causes de ses agissements, notre intérêt pour Antoine de diminue pas. La rencontre avec son père et surtout la partie de pêche à la mouche (avec des gestes d'un grand esthétisme) sur un fond de paysages superbes est de toute beauté. Sans oublier la conclusion dont la simplicité est touchante. Pour mieux nous faire ressentir certaines scènes, Jean Becker nous présente deux chansons dont une lors de la finale qui nous laisse assis sur notre fauteuil jusqu'à la fin du générique. Du bon cinéma basé sur des performances d'acteurs et d'actrices à la hauteur.