Sombre beauté

20 février 2011 10h11 · Robert Boulay

À propos l'article Voir Biutiful

BIUTIFUL, 2H27, lenteur, saleté, vente de bourses contrefaites, clandestins entassés, suffoqués, jetés à la mer et retour sur la grève comme des poissons asiatiques morts. Un couple central malheureux, drogue et cancer, trâme et drame insupportable, ce film est allergique au divertissement. Javier Bradem parle peu, il fait souvent peur, il est plutôt fait pour les rôles de tueur, je ne comprend pas le choix de Cannes pour cet acteur. Et parait-il que ce film qui n'a rien de beau est un farouche concurrent d'INCENDIES dans la course à l'Oscar pour le meilleur film en langue étrangère, je ne comprend pas, comment mesurer un poteau de téléphone à la Tour Effel. Samedi en matinée, la salle était pleine, la machine publicitaire a joué une fois de plus, cependant deux heures et demie plus tard, au générique, aucun applaudissement, à la sortie le commentaire le plus entendu "Je ne le sais pas si j'ai aimé çà" On est loin de "No man's land" et "Departures"

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