Taxez la malbouffe! Pétition ("L’expertise a un prix")

17 mars 2010 21h18 · Éric Messier

La campagne "L'expertise a un prix"  entreprise par les médecins du Québec continue dans les médias et sur le Web, avec l'intention à la fois d'éduquer le public et d'appliquer une pression sur le gouvernement Charest pour prendre des mesures (les médecins en ont plein). Le but ultime est de non seulement améliorer la santé de la population, mais aussi augmenter les revenus de l'État.

Une de leurs suggestions qui devrait aller de soi est de: taxer la malbouffe. Voyez le texte, la vidéo, et signez la pétition.  La FMSQ a dressé une liste d’une trentaine de produits directement associés à la
malbouffe et vendus dans les
grands marchés d’alimentation. Une taxe de 15 % sur ces seuls 30 produits
pourrait générer 350 millions de dollars en revenus
additionnels
pour l’État.  Il faut éduquer la population, mais souvent elle ne comprend que par l'argent. C'est désolant, mais puisqu'il le faut…

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    Liane 21 mars 2010 · 02h25

    Quelle bonne idée de nos médecins, taxer les mauvaises choses. C’est platte à dire mais la plupart des gens n’acceptent de changer leurs comportements seulement si cela les affecte financièrement… Puisque c’est comme ça, forçons-les à changer en taxant les cochonneries…

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    claude caron 22 mars 2010 · 00h03

    Il serait convenable de créer une taxe ‘médicale’ si l’on tient compte qu’un mauvais régime alimentaire est à la base d’une bonne partie des frais médicaux payés par l’État chaque année que ce soit pour les traitements pour le coeur, le cancer, le diabète, etc. Plusieurs entreprises participent à ces coûts. Afin de réduire le nombre de produits ne faisant pas partie d’une alimentation saine, il serait peut-être bien d’envisager la possibilité d’envoyer un petit pourcentage du profit de ces entreprises directement dans les fonds amassés par cette taxe. Ça ne règlera probablement pas tous nos problèmes, mais si l’on peut éviter un jour les coûts médicaux engendrés par les maladies dues à une mauvaise alimentation, un retrouvera enfin un système de santé moins déficitaire!

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    Éric Messier 23 mars 2010 · 19h23

    Claude, merci du commentaire. N’hésitez pas à faire de même sur les autres messages.

    Vous soulevez un aspect controversé: punir les citoyens qui ne se « comportent pas santé ». L’exemple notoire est celui des fumeurs récidivistes. Il y a en effet un quelque chose d’enrageant à payer des millions en fonds publics pour soigner les cancers des fumeurs, et de voir ces malades, une fois guéris, se remettre à fumer. Ça s’est vu. Je pense en effet qu’il devrait y avoir une limite aux « bons soins de l’État » (l’État, c’est tous les citoyens qui paient) face aux citoyens qui refusent de se responsabiliser. Je serais d’accord, même si j’ai été moi-même longtemps fumeur.

    En fait, ce qu’on discute ici n’est pas nouveau: c’est la nécessité d’instaurer un ticket modérateur pour empêcher que des citoyens irresponsables abusent du système de santé. J’ai l’impression qu’avec l’accès de millions de baby boomers à la vieillesse, ce ticket va s’imposer de lui-même.

    Qu’il est difficile de faire valoir le bon sens.

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    Eric Folot 3 août 2010 · 11h59

    Dans le bulletin de l’Organisation mondiale de la santé (vol.88, no.8, août 2010), une recherche par Anne Marie Thow et al. intitulée « The effect of fiscal policy on diet, obesity and chronic disease: a systematic review » précise : « This review indicates that food taxes and subsidies can influence consumption in high-income countries and that imposing substantial taxes on fattening foods may improve health outcomes such as body weight and chronic disease risk. The findings support current recommendations that taxes and subsidies should be included as part of a comprehensive strategy to prevent obesity ». Elle précise nénamoins : One argument against fat taxes is their potential regressivity: they impose a larger burden on the poor than the rich.47 Farra et al.40 found that a soft drink tax would impose a disproportionate burden on low-income families who did not reduce consumption, and Nnoaham et al.20 found that taxes on unhealthy food had a regressive effect that was not counterbalanced by greater health gains, although they may have underestimated gains in poor people. In addition, Leicester & Windmeijer48 estimated that the rich would spend less than 0.1% of their income on a fat tax in the United Kingdom compared to 0.7% for the poor. However, Smed et al.24 found that food taxes were only slightly regressive and that lower-income households reduced their consumption proportionately more than wealthier households, as has been observed with tobacco taxes.49 Combining food taxes with subsidies could help alleviate potential regressivity by enabling consumers to switch to more healthy products without incurring additional costs ».

    Personnellement, je crois que cette taxation de la malbouffe doit ABSOLUMENT être accompagnée d’une réduction des prix des aliments sains (par l’entremise de subventions).

    Eric Folot

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