17 mars 2010 15h59 · Éric Messier
Message aux intégristes: c'est bin d'valeur! par J-F Lisée. RÉSUMÉ.
Dans son avis rendu ce mardi sur les questions de voile et
de niqab, la Commission des droits de la personne du Québec a fait une
distinction essentielle :
la question du port de signes religieux dans la fonction publique n'est pas une affaire de droit mais de valeurs. (vous vous souvenez, "valeurs"?)C'est Christian Rioux qui vient de mettre un doigt sur un des bobos: "Tout est négociable, tout est respectable". Enfermés dans nos débats de juristes, on mesure le
caractère raisonnable d'un accommodement à l’aune de
l’inconfort subi par le citoyen religieux
rigoriste. Cela donne plusieurs niveaux:
1. Un citoyen athée n’est pas suffisamment incommodé par le hidjab
porté par la fonctionnaire pour demander à être servi par un autre
employé.
2. Une citoyenne en burqa n’est pas trop incommodée par une prise de
photo rapide pour demander à être photographiée par un homme (elle
peut apporter sa propre photo, mais il faut ensuite s’assurer que c’est
bien elle sur la photo).
3. Un citoyen à la religion misogyne qui refuse de subir un examen de
conduite avec une femme est suffisamment incommodé pour demander un
employé masculin car son inconfort s’étendrait sur une période plus
longue….
Oui, on est parti pour 1 000 ans comme ça. La société québécois transmet un message très clair aux intégristes: chez nous, tout est négociable, message renforcé par le cours Éthique et culture religieuse
selon lequel il faut respecter le choix religieux de l’autre. Et c’est là où le niveau d’inconfort des Québécois
devient intenable. Exemple: on vient de passer 25 ans à
apprendre à nos jeunes à ne pas polluer, puis on leur dirait de
respecter le pollueur. Choquant ? Remplacez par égalité des sexes et
par misogynie religieuse
La liberté de
conscience intégriste peut être tolérée, mais l’intégrisme comme comportement est contraire à nos valeurs. Certains citoyens qui choisissent de vivre en marge de ces valeurs choisissent ainsi un comportement que nos règles communes n’ont
pas pour but de favoriser mais de défavoriser, par exemple en refusant un financement public à
des organismes qui ont pour but de reproduire l’intégrisme.
Caricature publiée sur le site des Sceptiques Québec (Cliquer ici pour voir agrandi)
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