Un vaccin pour la cupidité? (MODIFIC)

25 octobre 2009 1h01 · Éric Messier

Article intéressant d'un
excellent journal qu'on gagnerait à mieux connaitre et
qui n'a qu'un seul défaut selon moi: un peu trop syndicaleux. Faire suivre. L'Aut'Journal en ligne

Face à la grippe, prudence!

22 octobre 2009

Jean-Claude Ravet, rédacteur en chef de la revue Relations. Ce texte paraît dans l’édition de novembre 2009 de la revue.

Un
vent de panique souffle sur nos sociétés à cause de la pandémie de grippe A
(H1N1), annoncée à grands cris, dont on tarde cependant à voir poindre
les funestes signes.

Ainsi, au cours de l’hiver austral, qui
vient de se terminer dans l’hémisphère sud, elle n’a pas fait plus de
victimes que n’en fait généralement la grippe saisonnière. Tout semble
indiquer que la souche virale actuelle n’est pas aussi virulente qu’on
le craignait et que, si une pandémie sévère se déclarait, elle serait
l’effet de la mutation du virus.

Dans ce cas, les vaccins
produits jusque-là seraient inopérants. Pourtant, une poignée de
multinationales pharmaceutiques – notamment Novartis, Sanofi Aventis,
GlaxoSmithKline et AstraZeneca – tournent à plein régime pour produire
quelque 5 milliards de doses de vaccin
avant l’arrivée de la saison
froide.

Pourtant, la prestigieuse revue médicale britannique The Lancet, dans son éditorial du 1er août
donnait un sérieux avertissement de prudence aux États tentés d’aller
trop vite dans la production massive du vaccin, en sautant l’étape
d’évaluation des risques pour la santé. Le remède pourrait être, en
effet, pire que la maladie.

C’est ce qui s’est passé aux États-Unis, à l’automne 1976, nous rappelle The Lancet.
Appréhendant une pandémie de grippe porcine, le gouvernement avait décrété, à la hâte, une campagne nationale de
vaccination. Cette campagne dut être stoppée brusquement deux mois plus
tard, des milliers de personnes ayant souffert de complications
chroniques d’ordre neurologique. À la lumière de cet épisode
dramatique, la conclusion de l’éditorial ne mâche pas ses mots.
« Les
pays ont besoin de bien peser les risques et avantages d’une
approbation rapide d’un vaccin H1N1, d’autant plus que la maladie a été
jusqu’à présent bénigne, la plupart des patients se rétablissant
complètement. Ils doivent aussi s’assurer d’avoir mis en place un
important mécanisme de surveillance après la mise en marché du vaccin
[faute de les avoir tester préalablement] avant d’aller de l’avant avec
la vaccination. »

Or, on apprend plutôt que les États-Unis ont
décrété l’immunité aux firmes pharmaceutiques, les protégeant contre
d’éventuelles poursuites judiciaires
de la part de ceux qui pourraient
souffrir des sévères complications dues aux vaccins non testés. Jusqu’à
présent, ni l’Agence de la santé publique du Canada, ni la firme
GlaxoSmithKline, à qui le gouvernement a commandé 50 millions de doses
de vaccin, n’ont voulu dire si une telle immunité s’appliquerait ici.

Un
tel décret est pour le moins étonnant quand on sait les profits
faramineux que ces firmes récolteront des campagnes massives de
vaccination. Et inquiétant. Car il fait craindre que le vaccin
comporterait effectivement des risques dont, par ailleurs, les
gouvernements ne disent mot.Ces risques viennent principalement
du fait que pour produire des vaccins en grand nombre et dans un délai
record
, les firmes utilisent des adjuvants qui permettent d’obtenir des
doses avec cinq fois moins de matière virale (antigène) que nécessaire.
Or, nombre de ces adjuvants – dont le squalène et l’hydroxyde
d’aluminium – peuvent entraîner des effets secondaires très graves
et
dérégler le système immunitaire.

Au Québec, rien n’a encore été
dit sur ces risques. Au contraire, dans une émission récente de
vulgarisation scientifique à Radio-Canada, un médecin invité traitait
littéralement de « chapardeurs » ceux et celles qui décideraient de ne
pas se faire vacciner
, du fait qu’ils profitent de l’effet bénéfique de
la vaccination de masse sur la société. Pourquoi ne pas exiger la
signature d’un “consentement éclairé” dans lequel seraient clairement
expliqués les bénéfices et les risques?
(www.equipocesca.org). Voilà une perspective beaucoup plus lucide et critique qui ne fait pas l’impasse sur la réflexion éthique.

La
panique est mauvaise conseillère. La prudence et le discernement sont
de mise. Et surtout n’oublions pas que, pendant que sonne le tocsin
d’une éventuelle pandémie, « la Terre continue de tourner, avec ses
ruisseaux de sang » (Jacques Prévert) – et son lot de maladies qui
ravagent dans l’indifférence des multitudes oubliées.

Toujours la question la plus importante : À QUI CA PROFITE? (FOLLOW THE MONEY)

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Un peu partout

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