Inspiré, authentique, coloré.

28 janvier 2009 13h22 · Stuart Fyles

À propos l'article Voir Slumdog Millionaire

Slumdog millionaire, c'est un peu le Little Miss Sunshine de cette année.  Ce petit film inattendu qui se retrouve dans la cour des grands.  Enfin, un film un peu audacieux qui nous montre l'Inde sous un angle bien local.  Ici, les enfants indiens parlent indi et les adultes qui doivent interagir avec le monde extérieur parlent anglais.  On ne se contente pas de rassurer les anglophones de ce monde en tentant de leur faire croire que tout se déroule en anglais, peu importe l'endroit.  Le film nous force donc à lire les sur-titres et à nous éloigner de ces films tournés en terre étrangère mais qu'on croirait sorti d'Hollywood.

Boyle nous offre une direction inspirée, avec une cinématographie toute en couleurs, pour faire ressortir le contraste avec les drames quotidiens.  Ce film prend le parti pris que la vie est dure dans les slums mais que comme tout problème est relatif à sa réalité, il est possible de tout traverser.  Il est à se demander si ce film est fait davantage pour les non-indiens ou si les indiens se retrouvent dans cette réalité.  On a l'impression d'une grande authenticité en voyant ce film mais peut-être que certains le qualifieraient de misérabiliste, tant la réalité est dure.  Par contre, on en ressort avec un autre regard sur tous les enfants mendiants que l'on rencontre au fil de nos voyages.

Le processus utilisé pour nous expliquer la façon dont Jamal connait les réponses aurait pu être répétitif.  Bien au contraire, la façon de nous présenter ces retours en arrière varie d'une fois à l'autre et ne répond pas qu'à un bête procédé.  Les personnages sont carencés et forts à la fois, intègres et corrompus à la fois.

On aurait pu se passer de la danse Bollywood lors du générique final.  Non que le résultat soit mauvais mais on sent que les producteurs ont voulu rassurer les gens qui s'étaient déplacés en s'attendant à une chorégraphie, ne connaissant que cela du film indien.  Et alors qu'on s'était tant attaché aux personnages, de les voir tout à coup s'amuser la mine insouciante nous fait rapidement décroché des émotions vécues.

Classé dans :  Non classé

Ajouter un commentaire

Requis
Requis (ne sera pas publié)
Optionnel

Branchez-vous

Pour vous connecter veuillez d'abord vous identifier. Vous pouvez aussi créer un compte.

Catégories