1 mai 2009 14h22 · Pierre Robitaille
À propos l'article Voir X-Men Origins: Wolverine
Le premier segment d'une série planifiée de prologues aux épisodes de X-MEN, WOLVERINE atterit sur nos écrans avec une réputation écornée: une gestation prolongée par des retouches nombreuses et publicisées et la diffusion en ligne d'un montage grossier quelques semaines avant la sortie officielle en salle. Cette version officieuse, dénuée de quelques effets spéciaux, avait reçu une volée de bois vert des quelques braves cinéphiles ayant admis l'avoir zieuté. Que dire donc du produit final?
L'intrigue est mince comme du papier de soie et étale un recyclage d'éléments familiers aux nombreux fans des X. Après avoir malencontreusement hâté le trépas de son géniteur, le jeune Logan s'enfonce dans une existence aussi tumultueuse que torturée: l'invincible Wolverine et son frérot Victor, alias Sabretooth (Liev Schrieber), sont éventuellement recrutés par l'abominable Général Stryker (Danny Huston) pour perpétrer de sales besognes d'envergure. Logan tente de fuir cette sanglante servitude mais les affreux militaires veillent au grain…
Hugh Jackman est épatant dans un rôle qui lui sied comme un gant, tranchant son petit bonhomme de chemin à travers toute une floppées de scènes d'action prévisibles mais réalisées avec compétence par Gavin Hood (TSOTSI). Le spectateur sera particulièrement saisi par le bref résumé épique du premier siècle d'entreprises guerrières de Wolverine.
Mais le script empeste le réchauffé facile. Farci de personnages secondaires peu mémorables et esquissés paresseusement. Et que dire de dialogues indignes même des bulles de bandes dessinées ou encore des références visuelles fatigées et pillées au SEIGNEUR DES ANNEAUX et à WATCHMEN. Une myriade d'acteurs de soutien, tels Schreiber et Ryan Reynolds sont gaspillés. Les effets spéciaux sans originalité, conjugués à une absence totale de suspense ou d'originalité amènent WOLVERINE à frôler le désastre.