3 août 2011 12h11 · Pierre Dubois
À propos l'article Voir Destroyed
Somnambule, ou insomniaque, ou à mobylité réduite? Le New Yorkais semble traverser autoroutes, boulevards et tunnels en quête d’une lumière mystique confronté au gouffre nocturne, au froid aseptisé de l’obscurité, à l’effroyable grisaille et à la lugubre immensité d’une étrange solitude.
Pas jojo le beau mojo!
Une étrange solitude que laisse deviner le dernier mot isolé d’un message électronique de l’aéroport de Laguardia : « unattended luggage will be destroyed ». D’où le titre de son dernier opus inspiré de ses nombreux déplacements en tournée. Un rêve éveillé ou un véritable cauchemar en des lieux dévastés de larmes sèches et de murmures isolés?
Décidément pas jojo ce cerveau lent d’After : «but my mind was slow» (ou ce cerf-volant plus lourd que l’air…)!
Quoique ses planantes sirènes sauvent Moby de la dépression par leurs voix célestes : Emily Zuzik (The Low Hum), Inyang Bassey (After), Joy Malcolm (Lie Down In Darkness) et la doctoresse en musique vocale médiévale, Anna Maria Friman (Stella Maris, en latin s’il vous plaît!). Seront-elles toutes au rendez-vous du 22 octobre prochain au Métropolis pour l’empêcher de sombrer dans l’immobylité de paroles déracinées et de sentiments étouffés? Amen.