28 juillet 2011 12h19 · Pierre Dubois
Seigneur Paul
L’honorable Beatle de 69 ans est On The Run avec son band taillé dans le rock, band qu’il n’a d’ailleurs pas présenté mais louangé! Jovial, généreux, candide et débonnaire à souhait, il a encore su charmer son public archifidèle depuis près d’un demi-siècle. Nul doute que sa légende lui survivra bien au-delà de Liverpool. De Magical Mystery Tour à Golden Slumbers (en excluant certains clins d’œil : Purple Haze de Jimi Hendrix et, insérée dans A Day In The Life, Give Peace A Chance), McCartney a fait revivre plusieurs époques dans son Musical Box, allant de Bach, aux Beatles, à Wings, à The Fireman (« Feel the sense of childlike wonder » -Sing the changes-), à Paul McCartney mouture 2011. Au diable les Quarrymen!
Quant aux francs hommages adressés à John et à Georges, ils furent les moments les plus émouvants du spectacle. De John, pourtant si différent, Paul se rappelle son sourire et le bonheur de l’avoir connu et tant aimé; de Georges, son ukelele et ce si zen représentatif de « What’s the use of worrying (…) what’s the use of anything? Ho hey ho… » (Mrs. Vanderbilt). De Ringo, pas un seul mot de ce multitapageur opportuniste!
Et des anecdotes toutes aussi croustillantes les unes que les autres : celle d’Hendrix et de Clapton, celle de la Place Rouge et du gouvernement soviétique.
Et le feu d’artifice lors de Live And Let Die!
Et des affiches d’amour qui ont fait craquer Paul! Comme nous, ses ballades indémodables : Long And Winding Road, Blackbird, Eleanor Rigby, Michelle (à l’accordéon), Something, Let It Be, Hey Jud La la la la la la la…
La Paulmania, pour des siècles et des siècles, Apple.
La suite à Chicago. Et imminent retour à Montréal, sans l’ombre d’une basse corde.