À vol d’oiseau du Corcovado

19 mai 2011 12h01 · Pierre Dubois

À propos l'article Voir Rio

 

 

Arabesque sociale éblouissante d’une ville unique au monde, Rio la festive. Soudain, avec la libre bénédiction du Christ Rédempteur, l’ère de glace est dévolue et cède sa place à une critique urbaine aussi virulente que colorée, car rien n’échappe aux animaux de la fable cinglante brésilienne : le braconnage d’oiseaux exotiques menacés d’extinction, le déboisement sauvage, les rusés ouistitis pickpockets sur Ipanema ou Copacabana, les favelas faussement chaotiques, les tramways du ciel, les enfants desaparecidos abandonnés à leur sort, le foot comme un sens à la vie, la samba libératrice, le carnaval et ses divers règlements de comptes à travers le sambodrome. Si cette séduisante carte postale amuse ou fait rêver les enfants, elle fait aussi cauchemarder les plus grands, si loin d’une librairie paisible du Minnesota devant l’urgence ornithologique de se reproduire pour avoir du faune écologique.

 

 

Quand les aras de Spix (Blu et Jewel) auront des petits grâce à l’intervention des toucans, les cacatoès (dont Nigel) pourront crier à leur guise dans la jungle et manger du pain de sucre. « Mais voilà l'oiseau-lyre  / qui passe dans le ciel / l'enfant le voit / l'enfant l’entend / l'enfant l’appelle … » (Jacques Prévert, Page d'écriture).

 

 Aviaire et planant. Dans un sanctuaire près de chez vous. À vos plumes, prêts, volez !

 

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