29 juillet 2009 20h42 · Philippe Leblanc
À propos l'article Voir Killswitch Engage
Le nouvel opus éponyme de Killswitch Engage ne propose aucune surprises, ne s'aventure pas dans la recherche et ne déçoit tout de même pas. Demander à ce groupe de changer de tonalités, de sytle, ce serait comme demander à Iron Maiden de trancher dans leur rythmique galopante. Le style chanter/screamer n'appartient pas nécessairement à Killswitch Engage, mais ils l'ont popularisé à toute une nouvelle génération, et ce principalement par les contributions de Adam D., le guitariste du groupe, et probablement le membre le plus loufoque de tout le monde métal.
Qu'en est-il de cet album au juste? Le groupe a repris là où il avait laissé après l'excellent As Daylght Dies en 2006, des mélodies accrocheuses tout en demeurant dans un esprit métal, désormais grandement inspiré du hardcore, avec les nombreux breakdowns. Ce qui fait de Killswitch Engage un album moins intéressant que son prédécesseur, c'est qu'il manque de constance. Des pièces comme Save Me, se perdent dans le lot où certaines se démarquent davantage tel que Never Again, This Is Goodbye, Reckoning ou Take Me Away. L'édition limitée propose des pièces en concert qui rehaussent l'album, dont l'excellente reprise de Dio, Holy Diver. Reprocher le manque de constance ne serait tout de même pas une nouveauté, c'est la principale lacune du groupe. Or, lors de leur précédents albums, les pièces marquantes l'étaient davantage tel qu'avec Rose of Sharyn, My Curse, Unbroken, This is Absolution, Breathe Life, A Bid Farewell etc.
Killswitch Engage s'avère être un achat considérable pour tous les amateurs du groupe, puisque le disque ne manque pas d'intensité. Or, pour un premier achat il faudrait considérer The End of Heartache ou As Daylight Dies.