24 juin 2009 20h22 · Philippe Leblanc
À propos l'article Voir Supporting Caste
Propagnadhi avec l'album Potemkin City Limits, paru en 2005, avait redéfinit les limites du punk avec une léger rehaut de trash métal. Certes, Supporting Caste rejoint son prédécesseur en utilisant ses forces avec justesse. La dualité des genres exploités sur le nouvel opus, s'avère être une des forces de ce dernier.
Les références seraient évidemment longues, mais Propagandhi n'a pas réinventé la roue, ils utilisent une recette qui diverge simplement du punk rock habituel. Supporting Caste me fait beaucoup penser à l'excellent Front Porch Stories de Avail paru en 2002, où la vitesse et la lourdeur des arrangements sont mis de l'avant. Certes Avail ne possède pas la ligne idéologique que possède Propagandhi. Il s'avère là une autre force de Supporting Caste.
L'échange des parties vocales sur l'album est très bien considéré, les deux chanteurs sur l'album sont très bien adaptés aux différentes mélodies. Bien que les mots soient bien intégrés aux mélodies, ceux-ci sont avant tout très bien choisis. Une des pièces les plus mordantes sur l'album est sans contredit Dear Coach's Corner, qui s'en prend au nationalisme aveugle et où l'on y fait des références succulentes. Bien au-delà de la politique et du nationalisme, ils ont une cause qui leur tient à coeur, soit celle des animaux. Par moments il est vrai que les propos sont redondants, or dans ces cas-ci c'est la mélodie qui vient changer le portrait de ces morceaux. Bref, la rigueur intellectuelle semble être la ligne de conduite pour ce groupe, il est d'ailleurs particulier de constater que dans le livret il y a des notes de fin de document.
Supporting Caste s'inscrit comme étant une des grandes surprises de l'année 2009, principalement pour la constance qui se retrouve sur l'album. Il ne s'agit pas du meilleur disque de l'année, mais il s'agit d'un achat fort recommendable pour les amateurs de hardcore mélodique.