25 mai 2009 8h32 · Philippe Leblanc
À propos l'article Voir Crack the Skye
Crack the Skye était probablement un des album que j'attendais le plus, dans le monde du métal, trois années après l'époustouflant Blood Mountain, ce nouvel opus se veut dans un tout autre registre. Si le groupe délaisse momentanément leur son abarsif et disjoncté, c'est pour le faire progresser. Il s'agit là nécessairement du mot clé primordial quant à Crack the Skye, puisque Mastodon ne naviguent plus seulement dans la dissonance et les rythmiques dignes de Mr.Bungle. Ce nouvel album se range davantage à l'étiquette qui a été décernée à Mastodon, celle de sludge métal.
Le son de Crack the Skye fait davantage penser à In the Absence of Truth de Isis, plus progressif, moins brutal. Il n'en demeure pas moins que le groupe ne délaisse pas complètement les progressions lourdes et les moments chargés, comme au refrain de Quintessence. Bien qu'il s'agisse d'un album plus progressif, et que la plupart des pièces totalisent plus de 5 minutes, ces morceaux ne paraissent pas durer si longtemps. C'est le point fort de l'album, les pièces les plus longues sont les plus réussies de l'album, The Last Baron et The Czar, sont des pièces qui ne paraîssent pas durer plus de 10 minutes. Les progressions d'accords et de mouvements sont donc bien agencés. S'agit-il de la touche Brendan O'Brien? J'en doute, le groupe a souvent écrit des pièces à progression tout de même longues, pas toujours bien réussies, Hearts Alive sur Levitathan (2004) et Elephant Man sur Remission (2002). La volonté y était, la touche peut-être moins.
Avec ce quatrième effort Mastodon est un groupe qui a imposé son style de façon catégorique dans le monde métal. Il s'agit d'un groupe à la touche rafraîchissante qui ne tombe pas dans la facilité, quoique peu de groupes métal se contentent de tomber dans la facilité de nos jours. Il s'agit toutefois d'un album qui pourrait déplaire à bon nombre d'amateurs de Blood Mountain, puisque comme mentioné précédemment, Crack the Skye est un album qui délaisse par moment ce son plus déchaîné et bestial qui a fait le renom du groupe. Il s'agit ici d'un album qui pourrait plaire aux amateurs de musique progressive, puisque l'album présente un son peu commun en ce qui concerne la musique proprement progressive, souvent chargée de claviers.