La Naissance de l’amour

14 novembre 2012 9h52 · Paul Proulx

À propos l'article Voir Nos plus belles années

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Ce film ne fera pas long feu dans nos salles de cinéma. Le ton ne soutient pas suffisamment notre intérêt. La scénariste raconte l’adolescence d’une femme de 40 ans, abandonnée de son mari. Pour noyer sa peine, elle participe à une fête d’amies qui se sont connues au lycée. Elle s’est soûlée comme une bourrique. Heureusement, sa beuverie l’a lancée dans un sommeil qui l’a fait rêver à sa jeunesse.

L’onirisme aidant, elle revit les circonstances qui l’ont amenée à aimer à la folie un camarade de classe. Comme il arrive souvent en amour, on rejette de prime abord le soupirant avant de le désirer ardemment. Le désirer au point de devenir enceinte à 16 ans.

Cet amour se dresse sur une toile familiale. L’héroïne n’aime pas éperdument pour parer aux carences affectives de ses parents. Tout au contraire, ces derniers sont exemplaires. Elle les aime profondément au point d’enregistrer leur voix afin de se rappeler d’eux à tout jamais.

Comme l’amour a marqué la vie de l’héroïne, il faut s’attendre que l’usure affectif n’est pas sans connaître de rhizomes qui vont surgir un jour ou l’autre. C’est ce qui se produit effectivement.

Le film traite ce sujet sans trop d’originalité. Les images sont ternes, et le tout est rythmé sur des chansons qui soutiennent mal l’intérêt. Heureusement, la réalisatrice a tout de même évité l’insipidité. Ça se regarde, mais on a hâte que le film finisse.

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