28 février 2010 11h16 · Paul Proulx
À propos l'article Voir Millénium 2 - La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette
Stieg Larsson compte des fans par millions. On a tiré de ses polars des films s'adressant surtout à ceux qui s'intéressent aux comportements pathologiques. Dans le décor de Stockhlom, on propose un suspense bien ficelé, baignant dans l'atmosphère glauque qui caractérise les oeuvres inspirées des névrosés. La réalisation est honnête. Mais quel film ennuyeux ! Le scénario laisse couler l'hémoglobine dans des canaux sommaires. Il s'en suit une production simpliste, concoctée à partir de la vengeance d'une hackeuse, qui se découvre un frère aussi névrosé qu'elle. C'est tout. Bref, ça manque d'ampleur. Dans le genre, les réalisateurs québécois devraient s'inspirer des romans de Marie Gagnier, en particulier le magnifique Console-moi. Elle aborde cette thématique sanguinaire avec art. Devant ce qu'elle écrit, les oeuvres de Frédérick Durand, Patrick Senécal, Laurent Chabin, Édouard H. Bond, et combien d'autres, font figure de parents pauvres, sans compter tous les romans fantastiques, qui font leurs choux gras du sang de leurs victimes.