Quartett de Florent Siaud.

3 avril 2013 11h29 · Normand Parisien

À propos l'article Voir Les libertins du bunker

Quartett (Heiner Müller) est un spectacle assez étrange. Basé sur un roman (Les liaisons dangereuses- Laclos 1782), c’est surtout par le film (1989) au même titre, mettant en vedette John Malkovich et Glenn Close , que j’ai connu cette histoire sulfureuse. La Marquise de Merteuil et le Vicomte de Valmont se livrent voracement à des jeux de séduction. Deux autres personnages Cécile de Volanges et Mme de Tourvel font partie de cette histoire en tant que victimes.

Deux comédiennes interprètent tous ces rôles, avec une certaine ambivalence, dans cette production de Florent Siaud. L’impression générale est assez machiavélique et il est surprenant de les voir dans des jeux de rôle, lui devenant elle et elle devenant lui. C’est un spectacle à textes, où les répliques occupent toute la place, avec peu d’action. Sur la scène, ce qui ressemble à un lit surdimensionné d’apparence très rustique, forme l’essentiel du décor, ce non-lieu devenant une scène par lui-même.

Il y a des costumes, des projections lumineuses (noir et blanc) et de l’alcool sur cette construction en grosses planches. Elles ne s’éloignaient pas de ce lit, point central du spectacle. Ces personnages laissent une bien mauvaise impression de l’élite de la société de la fin du XVIIIe siècle. Lors de cette soirée de première, ce spectacle d’environ 1h15 faisait salle comble au Théâtre La Chapelle. Le public était charmé par la performance de ces 2 comédiennes nous offrant ce «power-trip» élitiste dans un langage théâtral impressionnant.

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