Les débuts de Loretta par Création Til.T.

25 janvier 2012 6h01 · Normand Parisien

À propos l'article Voir Débuts de Loretta (Les)

 

C’est à une comédie que nous avons eu droit. Les débuts de Loretta, de l’auteur ontarien George F. Walker, est présenté dans la salle intime du Prospero par Création Til.T. En gros, c’est l’histoire du tournage d’une série de films pornos devant refinancer Loretta devenue veuve après que son mari ait été dévoré par un ours. Ses 2 amoureux s’organiseront en ce sens, alors qu’une femme parlant avec un accent russe lui servira de confidente. Le mari de cette Russe est un ancien du KGB qui est propriétaire de ce motel qui sert de décor. C’est bien imaginé comme décor avec cette paroi plastique transparente qui représente les murs de cette chambre de motel et tout le mobilier à l’intérieur (lit, commode, table, frigo, etc.).

 

La distribution est formée de 2 hommes et de 2 femmes dont certains ont déjà travaillé avec un chorégraphe reconnu pour sa provocation. Malgré la publicité qui le nomme abondamment, je n’ai pas retrouvé son influence dans ce spectacle qui reste très sage. Avec ses quelques passages sexys ou en sous-vêtements, et aussi quelques bagarres loufoques entre les 2 prétendants, ce spectacle reste loin de tout ce qui pourrait en faire un spectacle trash. Les textes m’ont semblé assez ordinaires. Les 2 prétendants sont un twit larmoyant et un faux dur à cuire. Loretta reste indifférente à leurs avances alors que cette femme russe, qui deviendra veuve elle aussi, interfère au milieu de tous.

 

Le dramaturge George F. Walker semble être apprécié des metteurs en scène, car c’était la 2e fois que j’assistais à la présentation d’une de ses oeuvres. La critique de ce spectacle de théâtre amateur (Motel de passage) est disponible dans les archives de mon blogue (24 avril 2010). La proximité avec les artistes au Prospero était intéressante, bien que les sonneries de téléphone et les lumières qui clignotaient fréquemment avaient le don de m’énerver parce que c’était répétitif. Le spectacle a duré environ 1 h 30, l’utilisation du décor, qui nous transforme en voyeurs, compensant pour les textes plutôt faibles. Une pièce d’un fluorescent au plafond, leur est presque tombée sur la tête lors de cette représentation: c’était imprévu.

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