Pina Bausch au cinéma.

28 décembre 2011 9h56 · Normand Parisien

 

«Les rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch».

Dans ce documentaire, Pina Bausch et ses assistantes organisent la 3e version d’un spectacle créé en 1978. Kontakhof (lieu de rencontre ou maison de passe) dans sa 1re version était interprété par des danseurs professionnels. C’était un spectacle qui durait environ 3 heures. Il a été repris en l’an 2000 avec une distribution formée de personnes âgées (65 ans et +). Dans la dernière version présentée en 2008, des amateurs sont aussi utilisés, mais cette fois il s’agit d’adolescents (14 à 18 ans). Contrairement au film Pina  3D, qui est présentement à l’affiche, Les rêves dansants est présenté dans un format sous-titré conventionnel et non en 3D.

Les rêves dansants (Tanzträume) est un film d’art illustrant le travail nécessaire à une trentaine de personnes pour produire ce spectacle. Ces adolescents sont sans expérience et luttent contre la gêne, le manque de confiance en-soi et la crainte de ce que les autres vont penser. Avec un thème aussi adulte qu’une maison de passe, certains sont démunis n’ayant pas encore connu de relations amoureuses. Ce sont les sessions de répétition qui nous sont présentées dans ce documentaire où les fous rires sont fréquents parmi tous ces jeunes. Ceux-ci nous parlent aussi d’eux-mêmes et de leurs aspirations. Les rêves dansants  ne manque pas d’intérêt, mais cette jeune distribution laissera une impression scolaire. Pina Bausch, qui n’est plus toute jeune, supervise le travail.

«Pina 3D».

Je connaissais Pina Bausch de réputation, mais je n’avais jamais vu une de ses chorégraphies. Le documentaire Pina m’a permis de constater que des chorégraphes québécois semblent s’inspirer du travail de Pina Bausch pour certains spectacles que j’ai eu l’occasion de voir et d’apprécier. Elle est décrite comme un bourreau de travail et ses interprètes disent progresser grâce à ses exigences. Quelle puissance se dégage du «Sacre du printemps» : j’avais l’impression d’assister à une explosion. Présenté en 3D, ce n’était pas ma première expérience de ce genre, car j’avais eu l’occasion de voir «Lord of the Dance» de Michael Flatley aussi en 3D.

Cette technologie semble faire des merveilles autant en danse moderne qu’en danse celtique. Cet art du mouvement semble magnifié par la caméra.  Les   succès de Pina Bausch qui adorait le sable, les roches et l’eau, nous sont présentés. Il y a aussi un extrait des «Rêves dansants» dans lequel nous observons les déhanchements des ados vêtus de costumes 3 pièces ou de robes aux couleurs vives. Ces 2 heures de visionnement, avec des lunettes 3D, m’ont plu, mais j’avais hâte que cela se termine. La salle était presque vide à cette représentation du samedi après-midi. J’ai hâte que la version DVD devienne disponible. Je recommande Pina aux amateurs de danse moderne, car la disparition de cette femme est une grande perte pour l’art de la danse.

 

 

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