Trou story : une page de l’histoire du Canada.

13 décembre 2011 9h01 · Normand Parisien

 

Le ciné-club local avait mis le documentaire Trou story à l’affiche. J’ai bien apprécié le volet historique du développement minier en Ontario et au Québec: c’est le point fort du film. Le réalisateur Richard Desjardins commente ce sujet avec cette approche critique qui est tellement à la mode présentement. C’est vrai que des villes doivent leur existence à un gisement minier et que des aménagements urbains sont nécessaires à la poursuite des opérations. Les maladies industrielles sont un fléau encore aujourd’hui et le milieu minier est tristement célèbre pour la quantité d’accidents de travail. Difficile d’oublier l’image de ces mineurs chiliens qui ont été remontés à la surface les uns après les autres suite à un effondrement minier.Les retombées économiques de ces exploitations minières semblent tracasser les 2 réalisateurs (Desjardins/Monderie) et c’est une bonne chose à une époque où nos gouvernements recherchent l’équilibre budgétaire. Un nouveau budget devrait rétablir cette situation avec une certaine volonté politique.

 

Des organismes comme la CSST veillent maintenant à la sécurité en milieu de travail et représentent une nette amélioration comparée à ce qui n’existait pas encore au début du siècle précédent. Il ne faudrait jamais oublier l’importance de cette industrie minière dans le développement de notre pays. La mentalité cowboy d’autrefois est de moins en moins une réalité d’aujourd’hui bien que l’impact environnemental de ces exploitations minières reste inquiétant au point que nos gouvernements commencent à s’impliquer. Si il y a plus de 100 ans, on devenait mineur pour ne pas crever de faim, aujourd’hui il s’agit d’un emploi extrêmement bien payé si on le compare à ceux au salaire minimum que l’on retrouve dans les grands centres urbains. Pensez à cette époque sans filet social : pas de B.S., pas de chômage, pas d’ass-maladie, pas de pensions de vieillesse.  Trou story devrait être reçu différemment selon la région où on habite : loin des yeux, loin du coeur (ou du portefeuille). Dans ce milieu, le rêve de Liberté 55 est une réalité pour plusieurs, contrairement à une espérance de vie de 46 ans pour leurs prédécesseurs d’il y a 100 ans.

Classé dans :  Cinéma
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