1 mars 2010 14h27 · Normand Parisien
À propos l'article Voir Le Verre selon Tiffany
Le nom de Tiffany sera d'abord connu par l'entreprise prospère (1837) de son père Charles F. Tiffany, un bijoutier prospère de New York. Son fils Louis C. Tiffany ne voulant pas suivre les traces de son père ira étudier les arts à Paris pour ensuite se diriger vers l'Afrique du Nord. Des tableaux sur le Maroc (1890) marqueront son intérêt pour l'art islamique. Celui-ci est bien représenté au Musée des beaux-arts de Montréal. Un paravent filigrane noir et blanc, avec des incrustations de verre, m'a fait bonne impression. Il y avait aussi des bronzes avec des incrustations de verre. Il se spécialisait en peinture et en décoration intérieure.
La boutique d'art d'un commerçant japonais (S. Bing), établi en France, lui ouvrira le marché européen en facilitant la distribution de ses oeuvres. Louis C. Tiffany développera une technique permettant d'iriser les surfaces vitrées. C'est avec les vitraux religieux destinés aux églises presbytériennes qu'il fera fortune ces fonds lui permettant de financer ses autres réalisations. Ces vitraux sont très impressionnants à cause de leur grande dimension et de leurs couleurs chatoyantes. Il en produira plus de 5000 en 50 ans. Une section explique comment ces vitraux étaient construits. Il fabriquait aussi des mosaïques pour ses clients institutionnels.
Tout aussi impressionnants par leur beauté et leur finesse, il fabriquait des vases imitant des formes végétales. La finesse de ces vases est accentuée par un tapis au sol, de couleur blanc et brun, qui ressemble avec ses motifs floraux à un vitrail. Il y a aussi des lampes Tiffany reproduisant des insectes comme cette lampe libellule ou cette lampe toile d'araignée. C'est le vitrail à la sirène que j'ai trouvé le plus joli comme élément de cette exposition. Il se rapprochera de l'entreprise de son père, suite au décès de celui-ci. J'ai eu l'occasion d'apprendre que le travail de Louis C. Tiffany (1848-1933) était bien plus diversifié que ces lampes qui ont inondé le marché de consommation. J'aurais apprécié en voir un peu plus, cette exposition «Le verre selon Tiffany» me semblant un peu courte. Un audioguide est offert.