Kurt Cobain (Nirvana) était-il un bon modèle à suivre?

14 février 2010 23h25 · Normand Parisien

À propos l'article Voir Je suis Cobain (peu importe)

Je suis Cobain (peu importe) est présenté par Le Théâtre sans domicile fixe. Dans la petite salle de la Petite Licorne, la minuscule scène en forme de ¼ de lune accueillera les 5 acteurs (3 hommes et 2 femmes). Ils tiennent dans cet espace restreint, d'un peu plus de 10 pieds de longueur dans chaque direction, dans ce qui ressemble à un local peu décoré. Il y a un guitariste (Boddah) qui est assis sur son amplificateur et qui jouera quelques notes avec sa guitare donnant du même coup la répartie au personnage de Kurt Cobain, qui revient d'outre-tombe, lui rappelant ses responsabilités. Les autres personnages sont l'épouse (Courtney Love), son enfant unique (Frances), une groupie (Karine) et l'animateur d'une émission artistique. Cela faisait beaucoup d'acteurs sur une si petite surface.

Le désir de se prendre pour un autre, d'être reconnu pour laisser sa marque est présent chez plusieurs personnes et de nombreux adolescents déifient presque certaines rock stars. La mort du chanteur de Nirvana aura créé une impression de perte chez plusieurs. Il reste qu'il ne représentait pas vraiment un modèle à suivre avec ses problèmes de consommation de drogues et de dépression nerveuse. Il aurait mis fin à son existence qu'il ne pouvait plus supporter à l'âge de 27 ans. Lorsqu'on mêle l'héroïne avec les armes à feu, le mélange est souvent désastreux. Je crois comprendre que ce spectacle est une création de Dany Boudreault, et non pas une traduction d'une pièce américaine, ce qui est tout à son honneur. Les hommes n'ont pas les beaux rôles dans ce spectacle. Le personnage qui m'a le plus impressionné était celui de Courtney Love, qui interprétait aussi celui de sa fille adolescente Frances.

C'est Ève Landry qui interprétait ces 2 rôles assez forts. J'avais eu le plaisir de la découvrir dans un documentaire de l'ONF nommé J'me voyais déjà qui filmait la dernière année scolaire d'un groupe d'étudiants en théâtre du Conservatoire d'art dramatique de Montréal. La critique de ce documentaire est disponible dans les archives de mon blogue (10 novembre 2008). L'énergie négative qu'elle déploie et son costume sexy en font le personnage principal dans ce spectacle. C'était un plaisir pour moi de la retrouver sur une scène. J'aurais préféré avoir des chansons du groupe Nirvana tout au long du spectacle, mais seuls quelques accords de guitare et une chanson à la fin de la représentation nous rappelaient la production artistique de ce groupe. L'usage des "sparklers" aurait aussi été optimisé en les faisant bouger amplement dans la pénombre, comme pour toutes les pièces d'artifice. Durant une heure, je n'ai pas vu le temps passer. Je ne crois pas que le groupe Nirvana passera à l'histoire, son message semblant trop négatif. Il reste que ces chanteurs populaires font tourner bien des têtes comme celle de Karine.

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