27 février 2008 14h17 · Normand Parisien
À propos l'article Voir Bacchanale
Un groupe d'étudiants en génie s'en viennent dans un bar pour une initiation scolaire et tout le personnel de ce bar se prépare pour les recevoir. La patronne examinera de près la tenue vestimentaire et l'attitude de ses serveuses. Un défaut de langage et un parler cru afflige le personnel de cet établissement. Ce niveau de langage se corrigera tout au long du spectacle pour devenir normal vers le milieu ainsi que le comportement du personnel. Certaines font du ménage alors qu'une autre fait la comptabilité. Le décor est formé par ce comptoir de bar au-dessus duquel des dizaines de haut-parleurs sont suspendus à des fils. Ce plafond réservera bien des surprises par la suite. Les vêtements des serveuses sont parfois très originaux et même sexy.
Le monde de Michel Tremblay, avec ses waitress, sert de point de départ mais il a pris un coup de vieux depuis 1972, surtout ici au Québec. La distribution est fortement féminine avec ses 6 femmes et un seul homme fera un court passage de 2 minutes dans ce spectacle. J'estime que l'absence d'acteurs masculins représente un handicap pour «Bacchanale». La fin du spectacle est aussi très différente du début et m'a semblé faible, tout cela me laissant sur l'impression que «Bacchanale» était un spectacle très moyen alors que le spectacle précédent d'Olivier Kemeid «L'Énéide» m'avait laissé sur une très bonne impression. J'ai aussi constaté que les titres archaïques des pièces de cet auteur sont trompeurs car ils ne collent pas à la modernité de ses spectacles. J'ai apprécié la disposition des sièges des spectateurs sur les 4 côtés de ce comptoir de bar. La proximité avec les artistes était intéressante.