21 mars 2010 7h53 · Normand Paquette
À propos l'article Voir Frontière de l'aube (La)
J'aime ce cinéaste qui tourne en noir et blanc et dont le sujet de ces films est l'amour et ses tourments. L'amour est dévastateur ici, il envoûte, il tend ses filets et prend les deux êtres en faisant des réceptacles de ses maléfices. L'amour est rarement joyeux chez Garrel, il embrouille les sens et mène tout droit à la folie. L'amour est d'abord physique, sensuel puis lorsque l'âme atteint il est trop tard pour reculer. Les amants plongent dans ce chaos avec volupté puis perdent tout sens critique.
Ce film est magnifique par ses images dont la lumière épouse toutes les scènes, elle se fait discrète, elle enveloppe les êtres et les définit.La lumière est le personnage principal car elle reflète toutes les émotions ressenties par les personnages. La musique aussi est présente mais sa présence est bienfaitrice et renforce l'action sans la noyer. Les acteurs sont généreux d'abandon et de justesse. Il faut accepter le voyage tel que proposé et on ne sera pas déçu, on aura vécu cet amour avec eux.