La stagnation

30 octobre 2005 14h50 · Normand Paquette

À propos l'article Voir Antoine et Cléopâtre

Lewis Furey n'a pas évolué, il nous ressert le même plat qui en cours de route a perdu de sa saveur. En effet, il reprend dans cette pièce les mêmes ingrédients qui dans les années quatre-vingts faisaient fureurs mais qui aujourd'hui nous laissent froids.
On se croirait dans un vieux vidéo-clip de Carole Laure ou assistant aux premiers balbutiements des chorégraphies légendaires d'Edouard Lock!
Je veux bien qu'on revisite les classiques mais non pas qu'on les assassine! Pauvre Shakespeare il a dû encore une fois bouger dans son tombeau. Je ne vois pas l'intérêt de faire se convulser les interprètes lorsqu'ils annonent leur textes! Je ne pense pas que cela ajoute à la pertinence du propos, de plus on a dénaturé le signifiant texte de l'auteur pour l'amener à ne plus rien signifier! Lorsque j'ai vu la pâle imitation de R2D2 avancer sur la scène je me suis dit et voilà la cerise sur le sundae! Vive la modernité!
La musique est parfois belle mais manque un peu de profondeur et au bout du compte on a franchement l'impression que le pianiste répète inlassablement les mêmes notes.
Quant aux interprètes je les trouve courageux de s'être embarqué dans cette galère, qu'y-ont-ils vu ou perçu que nous le public cherchont en vain durant ces interminables trois heures! Je commence à me questionner sérieusement sur la pertinence de garder Lorraine pintal à la tête de ce théâtre qui déçoit de plus en plus dans ces explorations inutiles de grands textes.

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