16 avril 2005 16h37 · Normand Paquette
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Il n'y a pas d'amour heureux et lorsque l'homme ouvre les bras son ombre est celle d'une croix…
La passion ne va pas sans blessures. Marie-Christine Lê-Huu en sait quelque chose. On ne peut écrire impunément une pièce si forte sans en avoir ressenti ne serais-ce que quelsques blessures à l'âme. Ses personnages sont tous recouverts de plaies plus ou moins visibles mais ô combien vives. Sa petite de sept ans possède un langage poétique tout à fait mordant et imagé. On comprend vite ses propos et on est souvent charmé pas cette verve réaliste pleine de trouvailles.
On assiste donc à des histoires d'amour qui prennent différentes avenues mais qui toujours achoppent sur la vie et ses contraintes. Qu'on parle d'amour-passion, d'amour-parental c'est du pareil au même. on se bute contre les apparences et surtout contre la quotidienneté. On ne peut aimer sans laisser de trace. On ne peut s'aimer en toute liberté sinon un court instant. La vie nous rattrappe toujours et nous demande un prix fort cher.
Cette pièce démontre habilement que la vie se joue de nous et nous malmène. Cette enfant si lucide a trouvé une solution radicale pour que ses parents ne se détruisent pas, elle les a enfermés dans leur amour et en a coupé toutes les issues. Elle a choisi pour eux…
Bravo à toute la distribution pour ces moments intenses. Pas facile la vie…