31 mars 2005 17h27 · Normand Paquette
À propos l'article Voir Comédie et dramaticules
On l'a acceuilli en héros. Une salle pleine, enthousiaste, assez disciplinée qui a écouté avec attention cette symphonie qui en demande beaucoup à l'auditeur. Les musisciens avait revêtu leur beaux habits de soirée. On les sentait nerveux. Le chef entra, s'installa sur le podium et nous partîmes en sa compagnie au pays de Mahler…Malheureusement je ne fis pas le voyage escompté. J'attendais un périple rempli d'intériorité, plein de contrastes comme Mahler aime tant nous y conduire. Nagano n'a pas pris tout à fait le même chemin. Il a tardé, tergiversé et aboutit dans une contrée un peu éloignée de celle que le compositeur préconise. Il y avait comme un manque d'aboutissement, comme une rencontre fait vitement et donc sans l'approfondissment. Je suis donc resté sur ma faim. Mahler reste Mahler et je ne me suis pas ennuyé. Il y avait tout de même cette immense musique qui demeure toujours une rencontre fantastique.
Le public a sûrement mieux apprécier puisque l'ovation debout a duré longtemps. M. Nagano semblait ravi, un peu abasourdi par cet accueil triomphal. Savait-il qu'il aurait pu faire mieux?