24 septembre 2003 15h49 · Normand Paquette
D'abord on est conquis par cette histoire rocambolesque de petits bandits et de cette caméra-woman, par cette union irrésistable entre le bien et le mal. On y dépeint une philosophie de vie qui n'est ni mieux, ni pire que les autres. On y rit, on embarque et on aime les personnages. Puis, c'est la descente, l'ignoble violence gratuite qui fait surface et qui enlève tout le bien que l'on pensait de la démarche du réalisateur. On passe alors de la comédie de moeurs à la représentation inutile de la violence, à une quasi-apologie de ce rythme de vie. Pourquoi travailler et se forcer on a qu'à braquer une bijouterie c'est si simple de faire peur aux gens! de les agresser, de les déposséder, de les voler. Ce n'est pas le premier film violent mais ce réalisateur a toujours eu des propos pertinents et le voilà qui s'engage dans une voie que je ne suivrai pas s'il y persiste. Mais je lui prête plus d'intelligence et de bon goût et je sais qu'il s'apercevra qu'il peut faire beaucoup mieux.