8 janvier 2012 10h05 · Myriam Sainson
La présentation de » Casse-Noisette » au théâtre Granada de Sherbrooke et de « Roméo et Juliette », à Québec, a crée toute une onde de protestations du public qui a assisté à ces deux spectacles et qui demande le remboursement des billets et des médias locaux, avec leurs critiques plus que sévères et souvent injustifiées. Je pense, que de part et d’autre, ce fut un choc de culture et une certaine incompréhension de ce qu’est vraiment l’art du ballet russe. On a même reproché injustement aux jeunes danseurs leur manque de professionnalisme du fait même de leur jeune âge. Cela est un non-sens puisque justement, en Russie, les danseurs deviennent professionnels assez jeunes. La culture artistique du ballet russe est absolument pas connue au Québec. On est loin du » Casse-Noisette » des Grands Ballets Canadiens, avec tous leurs artifices et glamour qui n’utilisent pas du tout le ballet, comme moyen d’expression sur scène. Il est certain que les Grands Ballets Russes, qui ont l’intention de s’installer définitivement à Montréal, auront à faire quelques modifications, au niveau des costumes et des décors, pour plaire au public québécois et nord-américain, en général, sans toutefois toucher à ce qui est l’essence même de leur performance, soit le ballet russe….J’ai aimé le « ‘Casse-Noisette » des Grand Ballets Russes parce que justement, je suis allée au-delà des considérations scéniques purement matérielles et je suis entrée dans l’expression corporelle des danseurs afin d’ y apprécier l’histoire traditionnelle de » Casse-Noisette »….