Au delà du purgatoire carcéral…

16 mars 2010 15h47 · Myriam Sainson

À propos l'article Voir Prophète (Un)

Il y a le baptême de sang de Malik (Tahar Rahim), un petit voyou arabe,  condamné à 6 ans de pénitencier, qui a été ordonné par César ( Niels Arerstrup), le Chef du clan des Corses. La scène de crime est prête,  dans le pénombre glauque de la cellule. La victime, un autre arabe,  qui doit être sacrifié au temple des truands…Le razoir tranche la veine du cou et le sang qui jaillit, inonde le sol, comme une symbolique prophétique pour Malik, qui le hantera tout au long de son incarcération… Le sang doit être lavé par le sang et, de là,  s'enchaînera l'engrenage du crime par le crime. Au-delà du purgatoire carcéral, on retrouve la réminescence du racisme et l'absence de réhabilitation…Au contraire, Malik s'enfonce davantage dans le crime pour trouver sa protection et sa porte de sortie, en dépit du regard d'un enfant et du support d'une femme mariée,  qui va perdre son mari cancéreux. Un film violent, sans concession de la part du cinéaste, qui témoigne d'une grande intensité morale et psychologique. A voir absolument!

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