La blessure mutilante de Zoé Valdès

3 juin 2009 13h22 · Michel Mongeau

Je n'ai pas encore terminé la lecture de La Fiction Fidel, de madame Zoé Valdès.  Vivant en exil depuis une quinzaine d'années, Valdès souffre des mille et une blessures de son peuple essoufflé, sans oublier les affres du déracinement qu'elle, sa famille et les siens ont vécues dans leur tréfonds. C'est une artiste, une délirante comme elle le dit elle-même et qui fictionne la Fiction Fidèle avec rage, ressentiment, passion et manque de scientificité et tout cela, elle le reconnait.  Cependant, le fond de l'affaire est incontournablement réel.  L'obsession du Caballo pour le pouvoir, l'image, le mensonge, la cruauté cynique, l'auto-mise en scène narcissique… Et on ne peut oublier les crimes, ceux contre les corps et ceux contre les âmes.  Il faut lire Matos, Arenas, Valls, Machover… pour découvrir, par-delà les impiétés grotesques et l'intoxication volontaire de la gauche complice, de Sartre à Ignacio Ramonet, pour pénétrer la souffrance, l'intolérance assassine de celui qui, pour le moins, a laissé se putréfier sa propre caste comme les Cienfuegos, les Matos  et tous les autres sacrifiés ou accidentés de la montée au sommet du Lieder maximo.  N'oublions pas la peur, la paranoïa justifiée, le manque de nourriture, d'eau, de vêtements, la crainte de tout perdre le peu qu'ils possèdent et que nous avons acceptés au nom de l'anti-impérialsme étasunien ou autres mirroirs aux alouettes dont nous ne semblons jamais rassasiés.  Et le mensonge, le contrôle, la privation et l'indignité se poursuivent sous la gouverne du petit Fidel dangeureux sous ses allures de vieillard bon enfant.  Mais diront certains et ils sont nombreux, ils ont un système de santé et d'éducation gratuit…Est-ce une alternative heureuse que de s'éduquer sans pouvoir décider de ce qu'on pourra faire de cette discipline acquise?  Et le système de santé à trois vitesses du régime, qu'en dirait notre gauche québécoise en pantoufles ?  Peut-on justifier toute cette misère qui dure depuis un demi siècle au nom des aquis idéologisés du castrisme?  Monsieur le sociologue-des-medias  aimerait-il aller partager le socialisme des Cubains de Canadon, Camaguey ou Habana Centro?  Aurait-il l'impudence de dire à toutes ces familles que leurs malheurs constituaient une juste monnaie d'échange pour ces services publics que défendent âprement nos compagnons de route en sandales Birkenstock, attablés à une suave terrasse de la rue St-Denis?

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    Jean-Serge Baribeau 5 juin 2009 · 13h48

    Cher Mongeau,

    Votre petit ton insultant et marqué au sceau de l’ignorance crasse fait en sorte que je ne vais pas engager le dialogue ou la discussion avec un pauvre mec qui ramène tout à la rue Saint-Denis (et probablement au Plateau Mont-Royal). Vous fermez la porte à tout échange. Alors, je la boucle! Pôve type!

    JSB (Monsieur-le-sociologue-des médias)

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    Michel Mongeau 10 août 2009 · 07h57

    Monsieur Baribeau,
    Je fais mea culpa, j’ai été un tantinet piquant dans mon commentaire, bien que, malgré les apparences, je ne vous visais pas outre mesure dans mes remarques acides sur la complaisance de certains intellectuels en regard du régime castriste. Je me demande si cela valait, cependant, l’insulte corsé à mon endroit? Bien à vous, MM

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