22 août 2008 9h16 · Michel Mongeau
Déjà, il y a plus de quatre cents ans, l'écrivain français Étienne de la Boétie, avait admirablement cerné les mécanismes de la serviture volontaire, lesquels expliquent pourquoi tout un peuple se soumet à la tyrannie de quelques-uns, fussent-ils des milliers. Sans jouer les prophètes de malheur, il est loisible de craindre le retour, un certain jour, de la calamité autoritaire parce que, hélas, les peuples refusent de se plier à la discipline du souvenir et de la réflexion. La démocratie survivra-t-elle à la molesse citoyenne et intellectuelle qu'elle génère? La jeunesse numérique, hédoniste et individualiste montante, saura- t-elle préserver les conditions de la vie démocratique?