11 février 2009 0h30 · Marion Gerbier
À propos l'article Voir Urbain Desbois
Humm trop facile jeu de mots comme entrée… mais ah c't encore drôle ça, car en profilant vite fait une critique, avais caressé cette réplique: "j'touche Desbois", titre du-dit article. D'ailleurs rayant toute "critique", 'tiens à spécifier qu'ne fais aucunement un cri d'tique "de l'artiste" (qui insiste à lui tout seul déjà bien assez sur le fait qu'y a un band avec), comme suggéré, mais lance plutôt un cri d'taïaut-taïaut pour les prochains spectacles de cette semaine internationale. Soyez à l'assaut!
En sors pour tout dire, après zéro détour, ayant bravé les absences de bus et retards de trom, les déchaînements de neige qui ne viendront que dans deux semaines - en chaîne -, et les réunions sans fin ni but ni résultat qui s'éternisent histoire de dire… n'importe quoi (mon boss ne lit pas l'Voir, ça va d'soi). Fait qu'c'est ça: qu'est bien ça. La bouteille m'a parue loin, pis l'verre a atterri droit sous mon museau, et là tout était bôôô.
Évidemment qu'dirai rien du tout de tout c'qu'a encore à offrir M. Desbois pendant SA semaine, z'avez qu'à faire preuve d'un peu d'bon sang, d'bonsoir, pis d'y aller, dans l'bon sens. Mais n'veux pas non plus me ridiculiser à bas mot en déjouant mal d'un art de la phrase… L'Urbain est pas mal fuerte en la matière du verbe. Simplement pour vous aiguiller v'là des places de choix/foi/roi où trouver un bon patron de soirée: http://www.ledevoir.com/2009/02/09/232617.html
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewProfile&friendID=203646213
Mon expérience n'a pas d'allure, c'est tant mieux, ça aussi ça va d'soi. Fait qu'entre une blanche nuit de travail improductif et un sacré chaud show d'UB à me bronzer l'humeur, le dilemme était corsé pas comme mon café mais… n'ai pas cafouillé, et bravant… (voir ci-dessus). Au Verre Bouteille c'tait tout un chfal de Troie fois rien pour applaudir Urbain, mais c'tait très bien, ça a laissé la place a plein d'autres têtes, pis c'est bien ça la cible, de laisser la chance à de nouveaux bois de pointer leurs derrières et de s'faire tirer en plein rut de bravos (non non pas de censure, y'a rien là d'sexuel – marrant justement c'est Féromone qui joue sur ma machine!). Bref n'étais plus proie à charmer sous l'charme anyway, mais quand l'môsieur a commencé d'un anodin "mes chansons ne servent à rien… comme des ailes de pingouins" (espère ne pas trop déformer), beh étais faite, en forme de coeur planté d'une flèche… vous l'donne en mille… eh ouais dans l'mille! Après c'était l'extase, des mots du pas mou et d'la mousse à pleine mouth, et encore plus tard un retour de maux à la con qu'il vaut mieux oublier parce que me suis imaginée qu'avais vu… qui déjà? ai oublié, tant mieux. C'est juste qu'un pingouin des fois, ça frôle un hologramme paranoïaqué du bout de ses ailes, pis ça s'imagine déjà qu'le manchot qui lui a volé la vedette vient lui voler dans les plumes… Pourquoi pas non plus rêver qu'un jour ça planera haut, plutôt qu'glisser sur sa banquise glacée?!
Fait qu'munissez-vous de tous vos pourquoi d'la vie – TOUS -, crissez-les à l'entrée – ouioui, TOUS de même -, et rentrez au show vous offrir du temps bonbon. C'pas pour l'argent, même si ça vous argente la tête d'étoiles. Comme un flocon accroché en goutte au bout d'votre nez: non c'est pas d'la morve bourrée d'crobes, c'est d'l'essence d'hiver avec son plein de poésie qui reluit au travers.
M'enfin, moi v'nais pour Junior de Jacques, pis n'en ai vu goutte plus loin que mon museau… Ca m'apprendra à pas être plus dégourdie pis à zieuter la lune (presque pleine, comme tout le monde au bar tiens) plutôt qu'mes pieds.