16 novembre 2010 10h34 · Marc Charette
À propos l'article Voir Planet 51
Il semble difficile de mal tourner quand il en vient aux films d'animation. Pourtant, Planet 51 semble manquer sa cible quelque peu. Même si mon garçon de 11 ans a prétendu qu'il a aimé le film, il n'a pas semblé y réagir et l'aimer de la même façon qu'il l'a fait pour d'autres films semblables. Et ce film n'a malheureusement pas plu aux adultes réunis. Il semble que les références pour "adultes" étaient rares et seulement une m'a vraiment surpris et a fait rire.
Le dessin est super. La qualité esthétique du film est géniale. L'idée à la base du film est aussi intéressante. Mais d'une façon ou d'une autre, elle ne fonctionne pas complètement. L'idée que les êtres humains sont soudainement "les terroristes" est tout à fait charmante. Et pourrait monter plusieurs questions liées directement à notre situation actuelle. Avec toutes ces guerres qui nous entourent et la montée de la droite à travers le monde, on aurait apprécié quelques parallèles pour susciter une saine réflexion. Mais il semble que les auteurs n'osent pas entièrement explorer cet aspect et assumer pleinement ce qu'ils esquissent.
Un du problème est que "l'intrus", Chuck Baker (l'être humain) n'est pas sympathique. Autant que Buzz Lightyear avec son ego gigantesque dans Histoire de Jouet le rendait si attachant, dans ce Planet 51, l'amour du Baker pour lui-même ne fait que le rendre narcissique, très désagréable et imbus de lui-même. Il ne se rend pas assez vulnérable pour qu'on puisse s'attacher à ses failles. Une partie de moi entretenait même (secrètement) l'espoir qu'il ne se rendrait pas à temps à sa navette.
La ligne narrative manque de surprises. Nous obtenons l'histoire typique de l''amour du personnage principal qui méprend les décisions de celui-ci puisqu'il doit feindre de croire l'opposé de ce qu'il croit vraiment. Non seulement ce film n'a pas réussi à aborder des questions comme le racisme et la xénophobie, des questions qui pourraient facilement être adressées avec cette ligne narrative, on se retrouve même avec des moments à caractère homophobe de temps en temps lorsque Baker devient embarrassé et gêné et sentant qu'il doive se justifier après avoir étreint Lem de lui avoir sauvé la vie.
Mais tous ces commentaires pourraient manquer l'objectif. Comme j'ai mentionné, mon fils dit avoir apprécié le film. Il voudra certainement le revoir de nouveau. J'aurais simplement apprécié vouloir aussi le revoir et ne pas m'assoeir devant le film uniquement pour lui faire plaisir!!!