29 février 2008 21h37 · Marc Charette
Elle voulait l'écrire son polar et elle l'a terminé. Sans rien ni personne n'est pas le plus réussi de ces romans. Ne se fait pas Agatha Christie qui veut!
Isabelle Deschamps est assassinée et oubliée. Son père ne lâche pas prise et s'accroche au chef enquêteur parisien. Un court passage dans une lettre au sujet d'une sage-femme mènera cet enquêteur au Québec où il fera équipe avec Vicky Barbeau.
Marie Laberge s'amuse juste suffisamment avec ce rapport Québec-France. La taquinerie est de mise quant à la langue entre ces deux collègues mais bien dosée de façon à ne pas nous ennuyer avec ces éternelles querelles. Et ce qui est très bien dans ce polar, c'est que même si les deux enquêteurs sont de sexe opposé, on n'a pas droit à la sempiternelle romance entre les deux. Le roman s'attarde à l'enquête et non à une supposée idylle qui pourrait se tramer entre les deux.
Le petit hic avec ce roman est que le but de l'enquête est plus ou moins passionnant. On couvre plusieurs territoires (de St-Pierre-et-Miquelon aux Îles-de-la-Madeleine et pour qui y a voyagé, la description est intéressante) mais on s'empêtre un peu dans tous ces détails qui se répètent. Et sans être un génie du polar, j'ai quand même pu deviner la "surprise" de l'enquête au tiers du roman. On finit un peu par se lasser des enquêteurs qui minimisent certains éléments alors que comme lecteur, on sait très bien que si l'auteure a choisi de les insérer dans l'histoire, c'est qu'ils sont capitaux.
Ce roman aurait passé inaperçu s'il n'avait été rédigé par Marie Laberge. On y retrouve toujours son doigté pour une prose populaire de qualité mais ce livre est loin d'avoir les qualités de Juillet ou de sa trilogie.
J’ai lu plusieurs de ses romans, mais j’ai fini par m’en lasser. J’avais bien aimé « Juillet » et quelques autres romans écrit à cette époque. Avec sa trilogie sur le bonheur, j’ai fini par décrocher.
Adélaïde et compagnie m’ont fait terminé la trilogie, mais c’est bien parce que j’étais curieuse de voir jusqu’où ça irait. Ses personnages sont toujours trop « TOUT » : la femme qui est riche, belle, juste, sensible, intelligente, féministe avant sont temps, elle réussit toujours à régler les problèmes de tout le monde… Tous l’envie et la trouve belle, mais, elle, elle ne s’en rend pas compte évidemment.
Et, que dire de ses fins qui sont toujours aussi macabres.
Non, il y a trop de beaux livres à lire pour que je lise à nouveau Marie Laberge.